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🇫🇷 Le gang des affreux/🇬🇧 The Ugly Five

J’ai choisi celui-ci car je trouve assez amusant de parler des animaux les moins aimés de la savane plus que des traditionnels Big 5. C’est un très bon point de départ pour faire rire et réfléchir les enfants.

Ce duo est l’un des plus populaire en UK et tous les enfants connaissent et apprécient leurs livres.

Vous pourrez donc commencer par leur rappeler qui sont les Big 5.

Pourquoi ces 5 animaux sont-ils les seuls vénérés de la savane? Ne peut-on parler que des beaux?

Après l’utilisation de nombreux adjectifs qualificatifs très flatteurs pour décrire les Big 5 sur une photo parfaite de la savane voici qu’apparaît un animal qui est « laid ».
A l’aide d’un petit refrain, il clame sa laideur et introduit le prochain moche qui fera de même et ainsi de suite jusqu’à ce qu’ils soient eux aussi 5 et puissent se sentir faire partie d’un groupe, le club des 5 moches dont ils sont fiers.

Car individuellement, ils se sentent peut-être un peu honteux de leur apparence mais plus le groupe s’agrandit, plus la confiance grandie.


C’est lorsqu’ils aperçoivent leurs petits cachés dans les buissons qu’ils réalisent à quel point ils sont importants à leurs yeux. On est toujours le rayon de soleil de quelqu’un, peu importe notre apparence! « Le coeur à ses raisons que la raison ne connait point! »

Nous sommes nous même, lecteurs, invités à questionner qui nous souhaiterions voir si nous faisions un safari?

Ce livre est un tel classique en Angleterre qu’ils en ont fait une version tout carton ainsi que d’autres albums du même duo.

Julia Donaldson/ Axel Scheffler
🇬🇧
Scholastic, Board Book, 30 pages, £7.99
Scholastic, Paperback, 32 pages, £7.99
🇫🇷 Gallimard, collection L’heure des histoires, format souple, 5,50€
Gallimard, Traduction Catherine Gibert, Album, 14,50€

C’est l’histoire d’un lion

Je l’ai repéré sur une table en Mars au moment de sa sortie et j’ai été agréablement surprise par cet album qui aurait tout à fait pu être anglais vu le genre d’humour.

Cette autrice n’en est pourtant pas à son coup d’essai mais nous n’avons jamais trouvé l’occasion de vous la présenter.

Cet album est le quatrième d’une série qui a commencé avec un hippo, un éléphant et une grenouille et dont deux des titres ont remporté de nombreux prix.

Quand vous pensez lion, vous pensez à quoi comme un de ses attributs principaux? Sa crinière bien évidemment!

Et bien ce lion, ce roi des animaux de la savane, s’est fait voler son toupet ou plutôt son toupet semble s’être volatilisé.
Que reste t’il à ce roi dénué de sa singularité qui impose le respect?

Il va donc partir à la recherche de cet attribut royal et questionner les animaux de la savane qui se moquent les uns après les autres de ce roi déchu de sa crinière.

Lorsqu’enfin il retrouve celui qui s’est approprié son bien, il aura bien du mal à se fâcher. L’animal adorable avait besoin d’être réchauffé.

Un très bon album à lire en famille qui entraînera autant de rires que de tendresse.

Agnès de Lestrade/ Guillaume Plantevin
Sarbacane, Album, 40 pages, 2026
14,90€

Y a-t-il des ours en Afrique ?

Voilà un album qui commence par une question pour le moins surprenante : y a-t-il des ours en Afrique ? La réponse semble évidente… Et pourtant…

Meto habite avec sa famille dans un petit village africain. Une jeep de touristes arrive dans la région. Parmi eux, une petite fille et son ours en peluche.

Pour Meto, c’est une découverte : il n’a jamais vu cet étrange animal ! Mais lorsque la famille repart, la petite fille oublie son ours. Meto décide alors de courir à travers la savane pour le lui rapporter. Il rencontrera différents animaux de la savane, qui, intrigués eux aussi, l’accompagneront pour tenter de retrouver la petite fille.

Les illustrations de Satomi Ichikawa sont particulièrement réussies. Elle nous emmène dans une Afrique colorée et lumineuse, peuplée de girafes, d’éléphants, de lions et d’hippopotames. Les grandes illustrations donnent une vraie place aux paysages et aux animaux. On prend plaisir à observer les détails et à suivre Meto dans sa course à travers la savane. Et aussi à apprendre le nom des animaux en Swahili.

Une histoire toute simple, qui permet d’aborder les différences culturelles. Meto et la petite fille ne parlent pas la même langue et ne viennent pas du même univers, mais ils sont réunis par quelque chose de très simple : le désir de retrouver / rendre un objet qui compte pour l’autre. Une belle façon de montrer aux enfants que les différences n’empêchent ni la curiosité, ni l’empathie, ni l’amitié.

Pour la petite histoire, Satomi Ichikawa est une autrice-illustratrice d’origine japonaise qui a beaucoup voyagé et qui a nourri certains de ses albums de ses rencontres et de ses découvertes. Pour Y a-t-il des ours en Afrique ?, son inspiration est directement liée à un voyage au Kenya. Elle raconte elle-même avoir été frappée par le contraste entre les animaux qu’elle observait en Afrique et sa propre collection d’ours en peluche à Paris. C’est cette expérience qui lui a donné l’idée de l’album.

À partir de 5 ans.

Y a-t-il des ours en Afrique ?
Satomi Ichikawa
Album, Petite bibliothèque / Ecole des loisirs, 2024
7,50 €

Les lions ne mangent pas de croquettes.

L’humour décalé d’André Bouchard n’est pas destiné aux tout-petits, il faudra attendre d’avoir 5 ou 6 ans pour maîtriser le second degré, parfois plus, c’est variable en fonction du sens de l’humour des parents.
Toutes les bonnes choses se font attendre, non?

Les parents de Clémence, comme beaucoup d’entre nous, ne veulent pas d’animaux domestiques. Ils ont été tout particulièrement clairs sur le chien et le chat, mais comme ils n’ont pas exclus explicitement le lion…Clémence a ramené un lion à la maison.

Autant vous dire sans tout vous dévoiler que le félin sème un peu la zizanie en ville, les passants ont l’air plutôt très apeurés par ce gros animal sauvage.

Après avoir dévoré tous les personnages de l’histoire, que va t’il bien pouvoir se passer?

André Bouchard
Seuil Jeunesse, Album, 2012, 15,50€
Collection Seuil’issime, Petit format souple, 2016, 5€

Lulu et Nelson T.1 – Cap sur l’Afrique

Alerte aux fans des Carnets de Cerise : Aurélie Neyret signe une nouvelle BD avec au scénario Charlotte Girard et Jean-Marie Omont !

Edit : Bonne nouvelle : depuis mon premier article consacré à la série, trois tomes sont désormais parus. L’occasion de redécouvrir cette belle aventure en intégrale.

J’avais découvert Lulu et Nelson complètement par hasard grâce à la bibliothèque du coin et j’avais immédiatement accroché à l’univers et aux illustrations d’Aurélie Neyret. À l’époque, je n’avais lu que le premier tome et j’attendais avec impatience la suite. La trilogie est aujourd’hui complète et permet enfin de suivre l’histoire de Lulu et Nelson jusqu’à son dénouement.

L’histoire se commence en 1964, à Naples. Lulu, dix ans, vit avec ses parents, dompteurs de lions, au sein d’une troupe de cirque. Elle adore les lions par dessus tout, bien que sa mère ait été fatalement attaquée par l’un d’eux. Un peu plus tard, un terrible incendie ravage le cirque et la cage des félins. Qu’à cela ne tienne, Lulu décide de partir en trouver d’autres : elle s’enfuit et embarque sur un cargo, direction l’Afrique du Sud.

Son père, Roberto, la rejoint in-extremis. Après un long voyage, ils débarquent à Durban et découvrent un pays en proie aux inégalités et secoué par l’Apartheid. Ils se font prendre dans une manifestation et Roberto se fait arrêter pour avoir défendu un jeune garçon noir battu par un policier.

Lucia se retrouve seule et va se lier d’amitié avec Nelson, le jeune-homme que son père a aidé. Il lui racontera la situation de son pays et la prendra sous son aile pour l’aider à faire libérer son père.

Cette BD aborde des thèmes forts, comme la disparition d’un parent (même si on passe assez rapidement sur ce thème) et le racisme. Lulu n’a d’ailleurs aucune idée de ce que c’est en arrivant en Afrique du Sud. La problématique du cirque et des animaux élevés en captivité est seulement ébauchée dans ce premier tome, mais je pense que cela sera l’un des sujets majeurs des prochains épisodes.

Les amateurs des Carnets de Cerise retrouveront avec plaisir la patte d’Aurélie Neyret et ses couleurs douces. Les illustrations des félins sont tout simplement sublimes. Les paysages africains sont eux aussi très réussis et contribuent largement à l’atmosphère de la série.

Je dois dire que je suis un peu restée sur ma faim. A peine les personnages campés et l’histoire introduite, on doit attendre le Tome 2.

C’est toutefois une bonne manière d’aborder le thème du racisme et d’en discuter avec les plus grands.

A partir de 9 ans.

Lulu et Nelson T.1 – Cap sur l’Afrique
Charlotte Girard – Jean-Marie Omont / Aurélie Neyret
Collection Metamorphose chez Editions Soleil, Novembre 2019
19,90 €

Guide du Street Art à Paris

On se disait qu’une fois n’est pas coutume, donc on s’autorise aujourd’hui à vous présenter un guide que j’ai eu l’occasion de feuilleter en librairie.
C’est sympa de se promener dans une ville avec une perspective un peu différente.

Le guide propose 10 itinéraires dans différents quartiers de Paris.

Vous trouverez des cartes avec les itinéraires ultra détaillés ainsi que des informations pour se rendre au point de départ.

La présentation d’artistes graffeurs.

Des zooms sur des techniques utilisées par les artistes. Ainsi que quelques bonnes adresses du quartier.

Ce qu’il ne faut pas manquer.

Enfin bref, vous l’aurez compris, ce guide est très complet et vous donnera l’occasion de faire découvrir la ville de Paris à vos enfants sous un jour qui leur parlera très certainement.

Dans cette même collection, vous trouverez sur le même modèle les villes de Marseille et Lille.

Et si vous souhaitez venir visiter Londres sur la même thématique, voici un ouvrage écrit par un français qui pourra vous guider

Chrixcel/ Thom Thom
Editions Alternatives, Collection Arts Urbains, Guide, 176 pages, 2024, 14,50€

🇫🇷 Automne Pop 🇬🇧 Autumn pops up!

C’est la couverture anglaise qui a accroché mon oeil. Elle est joyeuse et dynamique, j’ai immédiatement eu envie de l’ouvrir avant même de réaliser que l’auteure était française.

Des illustrations ludiques et une découverte en 3D à chaque changement de page, que demander de plus pour s’amuser?

Si vous avez une préférence pour une autre saison, elles sont toutes disponibles, avec des couleurs fluos de saison. Je trouve le prix très correct pour un tout carton pop-up qui donnera assurément le sourire aux petits et aux grands.

Aurore Petit
🇬🇧 Phaidon, Board Book, 12 pages, £7.95
🇫🇷
La Martinière Jeunesse, Tout carton, 12 pages, 2025, 9,90€

La ruée vers l’art ❤️

Et si le street art permettait de (re)découvrir les grands chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art ? C’est le pari original (et réussi !) de La Ruée vers l’art de Clémence Simon.

À chaque double page, l’album propose un étonnant face-à-face entre une création de street art (graffitis, de pochoirs, de mosaïques ou encore d’installations) et l’œuvre plus classique qui lui fait écho.

Des rabats permettent de découvrir progressivement l’œuvre originale, tandis que les textes expliquent les liens et les différences entre les deux créations.

On comprend ainsi pourquoi un artiste contemporain a choisi de reprendre une œuvre célèbre, mais aussi ce que cette nouvelle interprétation raconte de notre époque.

L’album permet ainsi de rencontrer une vingtaine de grands noms de l’histoire de l’art, de Léonard de Vinci à Picasso en passant par Brueghel, Caravage, Rodin ou Matisse, tout en découvrant des artistes majeurs du street art comme Banksy, JR, Invader ou Mesnager. Les rapprochements sont parfois surprenants et donnent envie de jouer à retrouver les références cachées dans les œuvres.

C’est ce qui rend La Ruée vers l’art particulièrement intéressant pour les enfants ? Plutôt que de présenter l’histoire de l’art de manière chronologique ou académique, le livre l’aborde par le biais d’un art qu’ils peuvent facilement rencontrer dans leur quotidien. Le street art devient une porte d’entrée ludique vers les grands artistes et les chefs-d’œuvre du passé.

Un documentaire que j’ai trouvé vraiment original, qui donne envie de regarder autrement le street-art et de développer sa curiosité artistique.

Et d’aller voir les oeuvres en vrai, en ville.

La ruée vers l’art
Clémence Simon
Album à rabats, Arola / dada, 2018
19 EUR

Découvre le street-art

Avec Découvre le street-art, Caroline Desnoëttes, artiste plasticienne, peintre et designer, invite les enfants (et les grands) à ouvrir grand les yeux et à observer la ville autrement. Car les rues sont parfois de véritables musées à ciel ouvert : sur les murs, les façades, les ponts ou dans les recoins de la ville, les artistes rivalisent d’imagination pour transformer notre quotidien.

Au fil des pages, on découvre 42 artistes de tous bords et une incroyable diversité de créations : fresques monumentales, pochoirs, collages, mosaïques, sculptures, installations ou encore détournements de panneaux et de publicités. De Keith Haring à Banksy, en passant par Space Invader, Miss Van, Ernest Pignon-Ernest ou C215, le livre montre que le street art ne se résume pas aux graffitis. Il peut être drôle, poétique, engagé, surprenant… et parfois même carrément insolite.

L’un des points forts de ce documentaire réside dans ses rabats à soulever. Ils permettent d’aller plus loin dans l’observation des œuvres grâce à quelques questions succinctes. Une manière ludique de développer son regard et sa curiosité. Pour les réponses, il suffit de retourner le livre pour les lire.

En fin d’album, une double page récapitulative avec les oeuvres petit format et le nom des artistes associés, puis 14 pages à propos des artistes et de leur parcours. Enfin un lexique du street art, pour expliquer les mots de cet univers qui sont souvent en anglais.

En gros, une approche plutôt libre de l’art, qui permet aux enfants de picorer les informations au gré de leurs envies et de leur faire découvrir l’art urbain à travers le monde.

Découvre le street-art
Un parcours organisé et commenté par Caroline Desnoëttes
Album à rabats, Albin Michel Jeunesse
18,90 EUR

🇫🇷 Banksy, l’artiste qui graffait sur les murs- 🇬🇧 Graffitied walls and wasn’t sorry.

Décidemment, c’est définitivement le mois de Banksy pour moi.
Je lis un roman en prévision d’un voyage et voici qu’il apparaît dans celui-ci. Une jeune française, devenue guide à Venise cherche et trouve (par hasard) « L’enfant migrant » graffé par l’artiste à fleur d’eau et va même, sans le savoir, le rencontrer à une fête.

Je suis surprise de trouver Banksy chez Claudie Gallay, pourtant, il sera présent tout le long du roman que je viens de terminer et que je vous recommande « Les Jardins de Torcello« .

Voici une petite biographie de l’artiste que personne n’a jamais vu mais que tout le monde connait.

Donc Banksy qui milite au travers de l’art de rue, Banksy qui n’est pas désolé de graffer les murs car il a de nombreux messages à nous faire passer.

Une collection bien sympathique dans laquelle vous retrouverez de nombreux artistes contemporains, c’est d’ailleurs pour le faire découvrir à ses enfants que Fausto Gilberti à imaginé cette collection que vous retrouverez chez Phaidon en anglais ou en français.

Fausto Gilberti
🇬🇧 Phaidon, Hardback, 48 pages, £12.95
🇫🇷
Phaidon France, Album documentaire, 48 pages, 2021, 14,94€