Derniers Articles

The snow dragon

Dans l’orphelinat de la cruelle Griselda Bone, la vie est triste. Interdiction de dancer, de rêver… Même Noël est interdit. Pas d’imagination, pas d’espoir.

Phoebe et son chien Herb sont les derniers enfants dans l’orphelinat. Tous les autres ont eu leur droit à leur « miracle day » : le jour où la chance leur a souri et où ils ont été adopté.

Punie par la directrice pour avoir été un peu trop imaginative dans sa grammaire, Phoebe et son fidèle compagnon à quatre pattes doivent rester dehors, dans le froid et la neige.

Alors que les flocons tombent, un dragon de neige apparaît. Phoebe monte sur son dos pour l’aventure de sa vie.

Mais la magie de Noël ne s’arrêtera pas la. Une chose encore plus incroyable l’attend.

Ce livre est de toute beauté. L’histoire nous donne du courage avec ses messages plein d’espoir.

Les illustrations de la talentueuse Fiona Woodcock sont tout simplement sublimes, pleines de douceur et de magie.

Ce livre plaira autant aux enfants qu’aux adultes.

A partir de 5 ans.

The snow dragon
Abi Elphinstone / Fiona Woodcock
Album, 48 pages, Simon and Schuster
, Octobre 2019
£ 7.99 (paperback)


Jordi, le dragon et la princesse

KaribenCyla est une maison d’édition indépendante de Perpignan, qui propose des livres jeunesse ou bandes dessinées revisitant les contes et légendes.

Vous souvenez vous de Charybde et Scylla, deux monstres marins féminins apparaissant dans l’Odyssée d’Homère. Une régnant sur les cotes rocheuses et l’autre dans les profondeurs?
Depuis Homère, ces deux noms sont associés l’un à l’autre, deux termes à la fois opposés et complémentaires. Pour les marins antiques, il fallait choisir le passage par Charybde ou Scylla, cette légende a donné lieu à l’expression « tomber de Charbybde en Scylla » qui veut dire « aller de mal en pis ».

« Lire de Karib en cyla, c’est aller à la rencontre de l’autre, gravir les obstacles et vaincre ses peurs. » tout comme Ulysse l’avait fait lors de sa longue Odyssée.

Ce livre, c’est le premier livre que mon fils a choisi sur un salon de littérature jeunesse et c’était au forum du livre de St Louis en Alsace.

La légende de Saint Georges, j’imagine que vous la connaissez, donc je ne vais pas passer trop de temps à vous raconter l’histoire de cet homme qui apprivoisa un dragon pour le terrasser et sauver la princesse qui devait être dévorée par ce dernier.

Aurélia, c’est la princesse bienveillante d’une puissante cité située aux pieds des Pyrénées. Aurélia a une passion, qui est surement la même que bon d’entre vous qui nous lisez, c’est la lecture! Tous les soirs elle lisait une histoire à tous ceux qui le souhaitaient et tous menaient une vie paisible.

Jusqu’à ce qu’un dragon arrive et assiège la cité, réclamant à manger sans quoi il brulera la forteresse. Le roi offrit tout le bétail que le royaume possédait, jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien à donner au monstre insatiable. Le dragon cruel réclama alors des humains en guise de repas. Dans l’impossibilité de faire un choix, le roi fit mettre dans un chaudron, le nom de chacun des habitants du royaume pour tirer deux noms au sort chaque jour. Au lever du soleil, le tirage au sort eu lieu et l’un des deux noms qui sorti fut celui d’Aurélia, qui, courageuse, fit face à son destin en allant se présenter au dragon et le monstre emporta sa proie vers la cime des montagnes.

Aurélia, avait pris avec elle, ce qu’elle avait de plus précieux: un livre! et elle raconta au dragon, l’histoire de Don Quichotte au dragon qui écoutait et riait de bon coeur. Tous les deux s’endormir paisiblement, et comme un enfant, le dragon demanda de nouveau, le lendemain, à Aurélie de relire son histoire. Ils furent interrompus par Jordi, un chevalier qui venait libérer la princesse. Il était fort courageux et Jordi terrassa le dragon après un long combat.

Du coeur du dragon, coula un sang épais et chaud qui donna naissance au plus merveilleux des rosiers. Jordi offrit cette rose de dragon à Aurélia et en retour Aurélia lui offrit le livre grace auquel elle avait amadoué le dragon.

Dans cette version, il n’y a pas un héros mais bien deux. Deux protagonistes courageux qui sont venus à bout du dragon par des moyens différents. Grace à la lecture, Aurélia a vaincu sa peur du dragon en faisant face à l’épreuve et a su l’intéresser à sa passion. J’aime beaucoup la façon dont cette légende a été revisité, c’est sans doute un peu plus actuel et moderne que l’original.

La Luciole Masquée/ Marine Gosselin
Karibencyla, collection Odysseus, Album, 32 pages, 2016
13,80€

Maîtres des dragons

Cette série est l’une des premières séries que mon fils a lues (après Beast Quest). Et 3 ans plus tard, il me demande encore si je peux lui offrir la suite.

Une chose est sûre, Bayard est maître quand il s’agit d’offrir des series aux enfants. Il m’y a qu’a voir le succès des Cabanes Magiques (et le nombre de tomes disponibles !).

Avec Maitres des Dragons, c’est encore une carton plein. Des enfants héros, des dragons, de la magie, tout est là pour séduire le jeune lecteur !

Draco, 8 ans, a son destin tout tracé : il cultivera et ramassera des oignons, comme ses parents l’ont fait avant lui, qu’il le veuille ou non. Mais un soldat du roi vient le chercher pour l’amener au roi : la pierre-dragon l’a choisi pour devenir Maître-dragon, tout comme Ana, Bo et Fira, les trois autres enfants élus. Les maitres dragons sont les seuls a pouvoir communiquer avec les dragons. Mais le dragon de Draco ressemble plus à un gros serpent qu’à un dragon avec ses petites ailes et sans pattes. Et il semblerait qu’il n’ait pas de pouvoir magique…

Les chapitres font moins d’une dizaine de page et les illustrations (en noir et blanc uniquement) sont extrêmement présentes sur pratiquement toutes les pages. La lecture est donc très aérée et facile.

On peut aussi lire un chapitre à l’enfant le soir avant de dormir ! A partir de 5 ou 6 ans, pour les enfants qui trouvent que les albums jeunesse sont un peu trop courts, par exemple.

A partir de 8 ans (7 si l’enfant sait déjà bien lire).

Maîtres des dragons (10 tomes)
Tracey West
Roman illustré, 96 pages, Bayard Poche, 2018-2021
5,90€

Jules le chevalier agaçant

A la maison, comme dans de nombreux foyers français, nous sommes tous, depuis des années, de grands fans de Geoffroy de Pennart. J’en offre souvent, c’est un sans faute auprès des enfants à partir de 5 ans, il faut quand même manier l’humour second degré.

Je ne vais pas avoir le temps de vous parler de toutes les séries, mais puisque nous sommes ce mois-ci dans le mois des dragons, je vais m’attacher à « La série des Georges » , on parlera de « La série des loups » dans une thématique de contes détournés, un peu plus tard au cours de l’année!

Geoffroy de Pennart est né à une période où la télévision n’existait pas encore, et du coup, les enfants dessinaient beaucoup plutôt que de regarder les écrans. Sa Maman leur lisait beaucoup d’histoires et leur Papa en inventait. C’est sa Maman, la première qu’il l’a guidé dans cette voie en l’inscrivant au concours des Beaux-Arts. Ce sera finalement Pennighen, des illustrations dans des magazines et des journaux, des cartes de géographie, de dessins pour des programmes audiovisuels pour finalement arriver à l’illustration jeunesse dans les années 90.

Ce sont ses envies qui guident Geoffroy de Pennart, il se laisse guider et invente une histoire autour d’un personnage. Les prénoms des personnages sont choisis parmi ceux de son entourage proche. Chez Georges, Marie, la princesse, c’est sa fille; Jules le chevalier, son petit fils; George, je ne sais pas!

Georges, un vieux dragon ronchon, s’occupe de « Sa Princesse » et de la famille royale depuis de nombreuses années, il la protège.
Mais, à son grand désespoir, la princesse a grandit et tombe amoureuse d’un pseudo chevalier…qu’il trouve trop amical et sans gêne.
Puisqu’ils décident de se marier, Georges décide de mettre les voiles, mais sa carrière d’acteur de cinéma ne va pas faire long feu et il va vite retourner auprès de sa princesse, malgré l’empêcheur de tourner en rond.

C’est vraiment une bonne série, je m’attarde un peu plus sur mon album préféré, « Jules le chevalier agaçant », il est hilarant!
Jules est censé être intrépide mais Georges le trouve tellement agaçant. Jules veut partir à la chasse au trésor, pour créer une école et Marie veut que Georges protège son bien aimé. Georges, se retrouve embarqué malgré lui dans une aventure très dangereuse avec un inconscient, qui finalement s’avère assez valeureux ou chanceux… La fin me fait penser au Tintin « Le trésor de Rackham le rouge ». Je ne sais pas combien de fois j’ai lu cet album avec les enfants, et quand je l’ai ressorti pour préparer ce post, ils étaient tout émus, l’ont relu et m’ont dit qu’ils l’adoraient.

Ils sont tous dans un ordre chronologique, puisque dans le dernier en date, « Wouiiin! », le chevalier et sa princesse, ont des jumeaux après la petite Selma (qui a aussi donné lieu à un livre). Il est toujours aussi amusant, les jumeaux hurlent à longueur de journée et Selma et Georges n’en peuvent plus. Marie envoie toute la famille chercher des plantes dans la montagne pour soigner ses bébés, ce qui va donner lieu à une nouvelle aventure dans laquelle Georges est toujours horripilé par Jules.

Geoffroy de Pennart
Kaleidoscope, L’école des loisirs, 38 pages, Octobre 2013
13,20€ (ou format lutin, souple, 5€)

🇬🇧The tea dragon society / 🇫🇷Le cercle du dragon-thé

Cette BD est une BD à part. Ses jolis dessins m’avaient déjà attirée l’an dernier, mais j’avais résisté. Puis j’ai cherché quelques BD pour égayer un peu cet hiver sous le signe du homeschooling et … bah de l’hiver anglais morose.

Bref, je l’ai achetée en Anglais. Si vous vous l’acheter, je vous conseillerai plutôt la version française. La version britannique est plutôt petite, comme souvent, et la qualité du papier ne fait pas justice à ces belles illustrations poétiques et colorées.

Je commencerai par les illustrations car c’est ce qui m’avait fait de l’oeil au départ. La dessinatrice néo-zélandaise, Katie O’Neill, a d’ailleurs été récompensée du Prix Eisner pour cet album en 2018 (meilleur publication pour enfants / meilleur webcomic). Les traits sont simples, la palette de couleurs est douce. Bref, cette BD est un havre de paix et de douceur. On la finit de bonne humeur et apaisé !

En ce qui concerne l’histoire, je dois dire qu’il ne se passe pas grand chose !

Greta est apprentie forgeronne. Quand elle sauve d’un mauvais pas un petit dragon vert et le ramène chez son propriétaire, un monde inconnu s’ouvre à elle. Hesekiel et Eric, pour la remercier d’avoir sauvé leur dragon-thé, lui proposent de lui apprendre à s’occuper de ces petites bêtes si rares. Ils sont d’ailleurs propriétaires d’un salon de thé un peu spécial : c’est sur les cornes des dragons-thé que poussent les feuilles destinées à ce fameux breuvage mystique.

Différents thèmes sont abordés dans cet album : l’inclusion, le handicap, la transmission du savoir et la tradition, et l’homosexualité (de manière suggérée et très légère).

Les personnages sont presque tous androgynes et on a du mal à distinguer les hommes des femmes, ce qui laisse l’opportunité au lecteur de décider par lui même. De même, la frontière entre amitié et amour entre les protagonistes est pour le moins floue, et le lecteur ici aussi décidera ce qu’il veut y voir.

A la fin de l’album, on trouvera un guide des dragons thé, qui permettra au lecteur d’en savoir plus sur ces petits dragons à croquer.  

A partir de 6 ans.

🇬🇧The tea dragon society / 🇫🇷Le cercle du dragon-thé
Katie O’Neill
BD, 2020
🇬🇧Oni Press, Paperback, £ 9.99
🇫🇷 Bliss, 15,00 €

Yin et le dragon – T01 Créatures célestes

L’histoire se passe dans la banlieue de Shanghai en 1937. Yin, une fillette d’une dizaine d’années vit avec son grand-père, Li, des produits de sa pêche. Une nuit de brouillard, celui-ci part en mer pour essayer de ramener plus de poisson. Yin a désobéi et a embarqué clandestinement. Quand son grand-père un dragon d’or se prend dans ses filets et manque de l entrainer à l’eau, la petite fille sort de sa cachette pour l’aider.

Alors que le dragon s’illumine, la flotte japonaise lui tire dessus, le prenant pour un bateau qui va donner l’alerte de l’attaque aux Chinois. Le dragon est blessé mais Yin convainc son grand-père de le ramener dans leur échoppe pour le soigner. Je vous laisse découvrir la suite. Gentil dragon ? Méchant dragon ? Suspense !

Mon fils est un fan de dragons depuis son plus jeune âge. Et je n’ai pas pu resister quand j’ai vu cette BD avec cette belle couverture ! Pour ne rein gâcher, la série n’est qu’en trois tomes !

Je dois avouer que je ne connais pas bien du tout ce pan de l’histoire sino-japonaise. Donc je ne pourrais pas me prononcer là-dessus. Une chose est sûre, cela m’a donné envie d’en savoir plus à ce sujet !

Mais nous avons beaucoup aimé le scénario ! Une petite fille courageuse, de la magie avec ce splendide dragon, un fond de légende, des relations familiales fortes entre ce grand-père qui a perdu son fils (on découvrira dans quelles conditions plus tard j’imagine) et une petite fille qui a perdu ses parents, l’aspect historique du conflit sino-japonais… On coche beaucoup de cases !

Les dessins de Xu Yao sont lumineux et splendides.

Nous achèterons le Tome 2 prochainement !

A partir de 9 ans.

Yin et dragon – T1 Créatures célestes
Marazano / Xu Yao
BD, 60 pages, Rue de Sèvres, 2016
14,00 €

Il était une fois le feu des dragons 🇫🇷

Suite au succès du merveilleux 🇬🇧Once upon a unicorn horn / 🇫🇷Il était une fois, la cornes des licornes, Beatrice blue s’attaque au feu des dragons. Pourquoi donc crachent-ils du feu ?

Nous l’avons lu en Anglais mais il existe également en Français aux editions Little Urban. Un lien pour feuilleter la version française se trouve plus bas.

« Il était une fois dans un royaume enchanté, un terrible dragon qui vivait près d’un village ». Personne ne l’avait jamais vu, mais tous les villageois en avaient peur. Ils racontaient d’ailleurs à son sujet les plus atroces histoires.

Freya et Sylas (Sacha en Français), eux, n’en avaient pas peur et adoraient lire des histoires a son sujet.

Une tempête glaciale vint à tomber sur le village. C’était surement la faute de ce satané dragon ! N’ecoutant que leur courage, Freya et Sylas décidèrent de partir pour l’arrêter.

Mais quand ils arrivèrent dans sa caverne, le dragon qu’ils découvrirent était loin de correspondre à toutes les rumeurs qu’ils avaient pu entendre. C’était un dragon seul, triste et apeuré.

Bien décidés à rétablir la vérité pour innocenter ce pauvre dragon, ils se mirent à raconter une nouvelle et belle histoire, si bien que son coeur se réchauffa tellement qu’il en cracha du feu.

La belle couverture, avec ses lettres d’or invite tout de suite au rêve ! Les illustrations de Beatrice Blue sont colorées, douces et gaies.

Un bel album pour lutter contre les rumeurs et les préjugés, tout en douceur et bienveillance.

Pour des feuilleter la version française de l’ouvrage, cliquez ici.

A partir de 3 ans.

🇬🇧Once upon a dragon’s fire / 🇫🇷Il était une fois le feu des dragons
Beatrice Blue
Album, 32 pages, 2020
🇬🇧
Frances Lincoln, First editions, £ 12.90
🇫🇷Little Urban, 13,50 €


Once upon a dragon’s fire 🇬🇧

Suite au succès du merveilleux 🇬🇧Once upon a unicorn horn / 🇫🇷Il était une fois, la cornes des licornes, Beatrice blue s’attaque au feu des dragons. Pourquoi donc crachent-ils du feu ?

Nous l’avons lu en Anglais mais il existe également en Français aux editions Little Urban.

« Il était une fois dans un royaume enchanté, un terrible dragon qui vivait près d’un village ». Personne ne l’avait jamais vu, mais tous les villageois en avaient peur. Ils racontaient d’ailleurs à son sujet les plus atroces histoires.

Freya et Sylas (Sacha en Français), eux, n’en avaient pas peur et adoraient lire des histoires a son sujet.

Une tempête glaciale vint à tomber sur le village. C’était surement la faute de ce satané dragon ! N’ecoutant que leur courage, Freya et Sylas décidèrent de partir pour l’arrêter.

Mais quand ils arrivèrent dans sa caverne, le dragon qu’ils découvrirent était loin de correspondre à toutes les rumeurs qu’ils avaient pu entendre. C’était un dragon seul, triste et apeuré.

Bien décidés à rétablir la vérité pour innocenter ce pauvre dragon, ils se mirent à raconter une nouvelle et belle histoire, si bien que son coeur se réchauffa tellement qu’il en cracha du feu.

La belle couverture, avec ses lettres d’or invite tout de suite au rêve ! Les illustrations de Beatrice Blue sont colorées, douces et gaies.

Un bel album pour lutter contre les rumeurs et les préjugés, tout en douceur et bienveillance.

A partir de 3 ans.

🇬🇧Once upon a dragon’s fire / 🇫🇷Il était une fois le feu des dragons
Beatrice Blue
Album, 32 pages, 2020
🇬🇧
Frances Lincoln, First editions, £ 12.90
🇫🇷Little Urban, 13,50 €


Sirènes de légende

La sirène est un personnage qui m’a toujours fasciné, celles décrites dans l’Odyssée qui enchantent les hommes pour les dévorer.

De La Martinière avait fait un peu de teasing en mettant quelques illustrations sur Instagram et en les voyant, je savais déjà que j’achèterai ce livre qui parle de ces créatures marines.

La couverture est magnifique, embossée avec du doré; la quatrième de couverture nous invite à plonger avec 10 sirènes de légende alors je me jette à l’eau pour vous présenter cet album.

On fait le récit bien évidemment des plus connues: Ulysse, La Lorelei, La petite sirène d’Andersen, mais vous en découvrirez bien d’autres.

La première est tirée de la mythologie grecque, vous la connaissez déjà, mais peut être pas vos enfants. Les sirènes mi femmes-mi oiseaux qui par leurs chants promettent la connaissance. Circé avait prévenu Ulysse que nul homme ne pouvait résister au chant des sirènes, alors il s’est dirigé vers elles avec un équipage qui avait les oreilles bouchées à la cire. Seul Ulysse les a entendu mais il était aimé au mat de son bateau pour ne pas se laisser piéger.

La deuxième, c’est Sedna, une jeune inuit un peu vaniteuse, trop attachée à son physique. Elle rêvait d’un prince charmant, mais son père, voulant corriger son vilain caractère décida de l’envoyer en exil.
Sedna rencontra un homme, comme celui qu’elle tendait mais à peine mariée, l’homme révéla sa vraie nature, mi-homme, mi-oiseau, il était en fait un chaman et Sedna fut sous son emprise. Son père a entendu ses pleurs et il partit à sa recherche. Il enleva sa fille des griffes de ce mauvais mari et la ramena en kayak vers son ile. Mais le Chaman furieux déclencha une horrible tempête et Sedna tomba au fond de l’eau et se transforma en créature marine. Sedna est la déesse de la mer et des créatures marines dans la mythologie inuit.

Iara, était la plus courageuse et la plus vaillante guerrière de sa tribu, elle était aussi magnifique et généreuse. Ses frères jaloux voulurent se débarrasser d’elle, sur un malentendu, puisqu’elle entendit des hommes dirent qu’il fallait la tuer, elle tua ses frères. Son père et les hommes de la tribu l’offrir en sacrifice au fleuve Amazone. Pour aider la jeune femme, la lune et les créatures marines la sauvèrent d’une mort certaine en la transformant en sirène. Depuis Iara, règne sur les rivières brésiliennes, elle entraine les hommes au fond de l’eau pour se venger de ce qu’ils lui avaient fait.

La Lorelei, vous la connaissez sans doute, c’est un mythe qui date du 1ç ème siècle. La plus belle fille de la région d’un Rhin vient s’assoir sur un pic rocheux dominant le fleuve. Elle était amoureuse d’un marin, mais alors qu’elle attendait leur prochain rendez-vous, un homme jaloux lui fit croire qu’il partait sur une navire pour ne jamais revenir. La jeune fille en tentant d’apercevoir le bateau se pencha tellement qu’elle tomba du pic et le Rhin ému par ce destin tragique, fit de cette jeune fille une sirène. Une créature malheureuse qui entrainait les hommes vers le fond de l’eau, apparement on entend toujours son triste chant en approchant du détroit du Rhin.

Jiaoren, la sirène chinoise, apprit à la petite Li à tisser une étoffe magnifique et lui laissa en souvenir de son passage, un bocal de larmes qui se transforma en perles qu’elle pu vendre pour sortir de la misère.

La petite sirène d’Andersen, à 15 ans, la petite sirène fut autorisé à aller voir le monde des humains à la surface. Elle fit évidemment la rencontre d’un prince et en tomba amoureuse et lui sauva la vie lorsqu’une vague énorme déferla et l’attira vers les fonds marins. La sorcière des mers lui offrit des jambes en échange de sa voix, elle a peu de temps pour se faire aimer de son prince, et si elle échoue, elle se transformera en écume. Pour sauver son prince d’un destin tragique elle se sacrifia.

Mélusine, peut changer d’apparence à son gré, mais un jour par semaine, elle est sirène. Un seigneur la surprit dans la forêt et tomba amoureux, elle accepta de l’épouser si il acceptait de ne pas la voir le samedi. De leur union naquit 1à garçons et chaque samedi, Mélusine s’enfermait dans sa chambre où elle passait la journée entière dans un grand bain.
Mais un jour, la curiosité et la jalousie l’entrainèrent à observer par le trou de la serrure et son mari apeuré la traita de démon. A sa queue de sirène s’a jouta une paire d’ailes de dragon et elle du fuir son royaume pour retourner se cacher au fond des bois. On l’entend pleuré la perte des êtres aimés.

Mami Wata, une légende vaudoue. Nijala, une petite fille fait la rencontre de Mari Wata: c’est une sirène qui envoute, elle est dotée d’une magnifique chevelure noire, a des nombreux bijoux et de précieuses étoffes. Elle est vaniteuse et pour l’éloigner il faut lui offrir des cadeaux, ce que fit la petite fille. La sirène la prit sous son aile et lui apporta prospérité.

Ningyo est une yokai, un esprit malfaisant du folklore japonais. Elle n’est pas belle mais dispose d’un chant d’hirondelles et d’écailles dorées, ses larmes se transforment en diamants mais gardez-vous d’essayer de l’enfermer, car la malchance vous poursuivra toute votre vie. Un pêcheur invita ses amis à diner et leur proposa un poisson qu’il ne connaissait pas, mais l’un d’entre eux vit que c’était la Ningyo et informa les autres de ne pas y toucher et de jeter tous les morceaux à la mer. L’un d’entre eux oublia de les jeter et sa fille les mangea, elle devint une magnifique jeune femme qui ne vieillit jamais, ce fut une malédiction.

Dans une légende gaélique, on parle des hommes bleus, des anges déchus tombèrent du ciel et atterrir dans la mer pour devenir des sirènes au masculin. Ils vivent cachés dans les falaises et créent des tempêtes dévastatrices.

J’ai passé un merveilleux moment à me remémorer ces histoires dont je ne me souvenais plus et à en découvrir d’autres. Si vos enfants aiment les légendes alors ce livre doit faire parti de votre bibliothèque.

Rémi Giordano et Olivia Godat/ Laura Pérez
Editions De La Martinière, Album, 48 pages, Novembre 2020
13,90€

The Puffin Keeper 🇬🇧/ Le phare aux oiseaux 🇫🇷

En 1926, le gardien du phare vient à la rescousse d’un bateau venant de New York, sur lequel se trouvait le narrateur, Allen, qui, à l’époque, avait 5 ans.
Benjamin, ce gardien du phare de l’ile (au large des Cornouailles), assez taciturne, est parti chercher chacun des naufragés et les a mis à l’abri et au chaud dans son phare.
Au moment du départ, Benjamin offre à Allen, un morceau de bois sur lequel était peint un bateau et Allen n’oublia jamais Benjamin.

Allen avait perdu son Papa, et lui et sa Maman étaient en route pour le Devon où il devait aller vivre chez ses grands-parents car sa mère n’avait plus de ressources. Ses grands-parents qu’il ne connaissait pas était des gens sévères, froids, d’une autre époque. Ils l’envoyèrent en pensionnat, ce qui ne lui plus pas vraiment, jusqu’à ce que sa Maman obtienne un poste de professeur de français dans son école.

Un jour, Allen tombe sur un magazine dans lequel on parle du sauvetage du Pelican, le bateau dans lequel il se trouvait enfant et il décide de repartir à la rencontre de son sauveteur, pour une grande aventure de la vie.

Lors du dernier South Ken Kids Festival, il y a eu une intervention de l’auteur et de l’illustrateur apparemment très remarquable, qui présentaient leur nouveau livre.
Quel duo! Qui d’autre que Benji Davies (auteur et illustrateur d’albums pour les plus jeunes) pouvait illustrer cette merveilleuse aventure d’un des auteurs jeunesse des plus appréciés? Lui même est très inspiré par un environnement marin, vous connaissez forcément ces grands succès que sont la série de « L’enfant et la baleine« .


En France, au programme, on lit Morpugo, un peu plus tard, en CM2. Je trouve que ses récits sont magnifiques, l’écriture est sublime et poignante. Effectivement, ils enchantent les enfants et adultes de tout âge. Nous sommes plongés dans un contexte historique, une époque, mais ils sont aussi souvent assez tristes.
Attention aux petits coeurs sensibles, surtout en ce moment où les enfants ont besoin de légèreté. Réservez ces lectures à un age adapté.

Un bel hommage aussi à une maison d’édition dont le fondateur s’appelait Allen et dont une collection est appelée « Puffin », je crois qu’il y a beaucoup de petits détails très personnels dans ce récit.

Comme je suis curieuse, j’ai regardé si cette « Puffin Island » existait, apparemment oui, mais elle est au large du Pays de Galles et elle est inhabitée, enfin…allez regarder par vous même et retrouver ma présentation de « Saving Species » au début du mois si vous voulez en apprendre un petit peu plus sur cet incroyable « perroquet des mers »!

Il arrive en français chez Gallimard sous le nom « Le phare aux oiseaux » au mois d’avril! Pas toujours d’accord avec les traductions…le macareux moine est un animal unique qui sous-entend aussi la protection des espèces, l’oiseau pas vraiment…

Michael Morpugo/ Benji Davies
Roman illustré, 112 pages, Novembre 2020
🇬🇧
Penguin Random House Children’s UK, £12,99
🇫🇷 Gallimard Jeunesse, Grand format littérature, 16,50€