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Seul(s) au monde?

J’avais découvert Clémentine du Pontavice avec « Petit coeur » et ça avait été un gros coup de coeur. C’est une artiste aux multiples talents, si vous avez le temps d’aller jeter un oeil sur son site, c’est passionnant.

Cette fois-ci, ce n’est pas un album que je vous présente mais une toute première lecture de la collection « Moucheron » de l’école des loisirs qui s’adresse aux enfants qui savent tout juste lire.

Comme ce livre est bien pensé! Les personnages sont tout simplement des petits points de couleurs, dotés de bras et de jambes, ils sont tous pareils, ils sont tous jaunes, mais Emilie, elle est bleue, elle n’est pas comme les autres. Puis arrive Elzéar, lui est rouge, il est différent…

En fait, Emilie a été adoptée, sa peau est plus foncée que celle des autres. Elzéar est hyper-sensible. Freya a deux Papas. Hercule a un problème de peau.

Certains des enfants sont exclus ou moqués par les autres. Jusqu’à ce que chaque « différent » demande aux autres ce qui les dérange dans leurs différences. Les langues se délient, les enfants échanges entre eux, font part de leurs craintes; les « jaunes » font remarquer qu’eux aussi ont de petites différences.

Et finalement, la richesse, c’est de se mélanger, de se respecter!
A la fin du livre, la discussion reste ouverte puisque l’auteur nous demande si parfois on se sent seul ou différent?

La petite phrase dans l’image, qui revient tout le temps « elle/il ne fait pourtant de mal à personne » et les personnages accrochés à la ligne m’ont fait pensé au travail d’Osvaldo Cavandoli que nous regardions enfants qui s’appelait « La Linéa » pendant l’émission « L’ile aux enfants ». Souvenirs, souvenirs!

Dans la continuité, n’hésitez pas à vous offrir « Truc de fille ou de garçon? » ou encore le petit dernier « Dans quel monde vit-on?« .

Clémentine du Pontavice
Moucheron, Ecole des Loisirs, Broché, 44 pages, Aout 2019
6€

Tous différents

Des gros plans, pour découvrir des élèves, comme sur un Polaroïd mal centré.

Des phrases simples avec des rimes pour les décrire.

Découvrez Barbara, Herbert, Ava, Gégé, Aglaé, Mathieu, Cunégonde, Célestin, Fauve, Marilou, Alban, Gildas, Noëlle. Ils ont peut être les mêmes prénoms que les copains de vos enfants, ils sont tous différents, enfin, ils ont chacun leurs spécificités, comme tous les enfants non???

Certains sont grands, d’autres timides; des différences physiques ou de personnalité. Ça me fait penser à ce livre que nous vous avons déjà présenté: « Les gens normaux« , qu’est-ce que c’est la normalité?

Quand on les voit tous à la fin du livre sur la double page, ils ont tous l’air normaux, ils sont pourtant tous différents!

Un album pour les tous petits qui pourront s’amuser à reconnaitre chaque animal à la fin du livre et lui rattacher son prénom.

Véronique Cauchy/ Adeline Ruel
Millepages, Album Tout-carton, 32 pages, Aout 2019
12€

Comme tout le monde

Pour continuer sur le thème de la différence, je vous propose aujourd’hui un véritable coup de coeur. Comme tout le monde est un livre qui dénonce l’intimidation et qui incite à la tolérance, à l’affirmation de soi, au respect de l’autre et qui montre l’intérêt de la différence et de l’individualité. Et tout ça sans jamais parler de différence !

Une petite roulotte bariolée et un peu boulotte sillonne le monde.

Ses pneus usés, elle décide de s’arrêter à l’orée d’un joli petit bourg fleuri. Mais les maisons du coin se mettent à jaser et à la juger : on est une voiture ou une maison, pas les deux ! La petite roulotte décide donc de se passer de ses roues. Mais les commentaires continuent. Les maisons, c’est uni, avec une cheminée. Certainement pas bariolé. La petite roulotte abandonne donc ses couleurs et se dote d’une cheminée. Ca y est, elle est comme tout le monde.

Mais la petite roulotte finit par se rendre compte qu’elle a mieux à faire que d’écouter ces vipères. Elle se réjouit donc lorsqu’elle voit passer ses amies roulottes. Mais celles-ci ne veulent rien avoir à faire avec elle et passent leur chemin : ce n’est plus une roulotte !

La petite roulotte est bien décidée à ne plus jamais se laisser influencer. Elle va enfin oser être elle-même. Et lorsque l’orage survient, inondant le joli bourg fleuri, elle est bien contente de redevenir une petite roulotte bariolée !

Comme tout le monde est le premier album de Charlotte Erlih. Et quel livre ! C’est sans aucun doute l’un des albums qui m’a le plus marquée en littérature jeunesse ces dernières années. C’est pour moi un véritable petit bijou.

Des textes simples, mais qui sonnent comme une chanson à nos oreilles avec ces adorables rimes. Charlotte Erlih utilise les mots avec une adresse folle. Quel plaisir de les lire à haute voix ! Les enfants adoreront eux aussi tous ces mots aux sonorités amusantes, si bien agencés. On en arriverait à croire que cette petite roulotte est bien vivante et pourrait devenir notre amie.

Les illustrations au pastel de Marjolaine Leray (illustratrice d’Avril le poisson rouge et Un Petit Chaperon rouge) complètent les textes à la perfection. Avec leur aspect enfantin, la petite roulotte prend vie. Que d’expression dans ces dessins ! ils dépeignent les caractères avec un réalisme incroyable, parfois presque violent. On a l’impression de pouvoir toucher la méchanceté des maisons grisâtres du bourg, qui crachent leur venin sur ce nouvel arrivant, si différent d’eux. Au fur et à mesure que les pages deviennent plus grises, la petite roulotte bariolée devient terne et la tristesse grandit.

Derrière cette petite histoire attachante se cache une histoire forte qui a toute son importance dans le monde d’aujourd’hui, dominé par le conformisme, l’apparence et le jugement, avec un social media omniprésent. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour être comme tout le monde ? Pour être accepté ? Pour appartenir à un groupe ?

Grâce à ce livre époustouflant de simplicité et de vérité, j’espère que les enfants comprendront qu’il vaut mieux rester fidèles à nous-mêmes, avec nos particularités, nos différences, nos pensées, nos couleurs.

On aimerait que ce livre (soutenu d’ailleurs par Amnesty International) soit dans toutes les bibliothèques.

Il parlera autant aux petits qu’aux grands, et même à leurs parents !

Si vous n’étiez pas encore convaincus, Comme tout le monde a été :

  • Finaliste du Prix Jeunesse des Libraires du Québec (catégorie 0-5 ans)
  • Sélectionné pour le Prix Mots et Merveilles 2018.
  • Sélectionné pour le Prix des P’tits Bouquineurs de Rochefort 2017-2018, catégorie Capitaine.

A partir de 4 ans.

Comme tout le monde
Charlotte Erlih / Marjolaine Leray
Album, 40 pages (23,5 x 16cm)
Talents Hauts, 2009
13,00 €

La vrê vi de l’école

Ambre, le narrateur nous parle de sa différence: la dyslexie.
On se rend vite compte qu’Ambre est une petite fille comme les autres, elle a les mêmes préoccupations que les enfants de son âge mais elle sait que tout le monde ne la voit pas ainsi.

Le livre est re-écrit par Ambre, si on la lisait tel qu’elle écrit, il y aurait beaucoup de fautes d’orthographe notamment, car elle est « dysorthographique ». Il serait donc difficile de la comprendre.

Ce livre n’est pas divisé en chapitres mais en « saisons » puis en « épisodes », comme une série.

Le premier épisode, c’est sur sa rentrée en CM1, ça tombe bien, mon fils rentre en CM1 cette année, il a lu le livre très rapidement, bien qu’il fasse quasi 300 pages. Les histoires d’école, ça leur parle toujours!

C’est un échange de mails entre Ambre et son frère, Arthur, ou un appel téléphonique durant lequel elle raconte sa journée à son grand frère adoré.

Dans la marge, Arthur corrige Ambre, sur ses fautes et donne la définition des mots, ça permet à tous d’apprendre de nouveaux mots de vocabulaire, astucieux!

Ambre a un un talent, elle a beaucoup d’imagination et invente des poèmes. Elle est très sensible, mais la maitresse n’est pas très sensible à ses talents et les enfants pas très compréhensifs. La vie n’est pas toujours facile pour Ambre, mais heureusement, il existe des personnes bienveillantes; et au fur et à mesure du livre, elle va rencontrer des « alliés ».

Mon fils a une petite fille dyslexique dans sa classe, j’espère que ce livre l’aidera à comprendre les difficultés auxquelles elle fait face et les efforts qu’elle doit faire pour suivre. Je ne suis pas certaine que les enfants soient bien informés sur la dyslexie et ils ne sont donc pas toujours très compréhensifs.

Les livres illustrés par Joanna Wiejak me font souvent de l’oeil, et tout particulièrement le dernier en date, que je vais surement m’offrir pour pouvoir vous en parler « Trompette+moi« .

Pauline Alphen/ Joanna Wiejak
Editions Nathan, Broché, 288 pages, Septembre 2018
16,95€

Lulu et Nelson T.1 – Cap sur l’Afrique

Alerte aux fans des Carnets de Cerise : Aurélie Neyret signe une nouvelle BD avec au scénario Charlotte Girard et Jean-Marie Omont !

Je l’ai découverte complètement par hasard cet été grâce à la bibliothèque du coin. Et je dois dire que j’ai vraiment accroché et que j’ai hâte de découvrir la suite (Deux autres albums sont prévus a priori).

L’histoire se déroule en 1964, à Naples. Lulu, dix ans, vit avec ses parents, dompteurs de lions, au sein d’une troupe de cirque. Elle adore les lions par dessus tout, bien que sa mère ait été fatalement attaquée par l’un d’eux. Un peu plus tard, un terrible incendie ravage le cirque et la cage des félins. Qu’à cela ne tienne, Lulu décide de partir en trouver d’autres : elle s’enfuit et embarque sur un cargo, direction l’Afrique du Sud.

Son père, Roberto, la rejoint in-extremis. Après un long voyage, ils débarquent à Durban et découvrent un pays en proie aux inégalités et secoué par l’Apartheid. Ils se font prendre dans une manifestation et Roberto se fait arrêter pour avoir défendu un jeune garçon noir battu par un policier.

Lucia se retrouve seule et va se lier d’amitié avec Nelson, le jeune-homme que son père a aidé. Il lui racontera la situation de son pays et la prendra sous son aile pour l’aider à faire libérer son père.

Cette BD aborde des thèmes forts, comme la disparition d’un parent (même si on passe assez rapidement sur ce thème) et le racisme. Lulu n’a d’ailleurs aucune idée de ce que c’est en arrivant en Afrique du Sud. La problématique du cirque et des animaux élevés en captivité est seulement ébauchée dans ce premier tome, mais je pense que cela sera l’un des sujets majeurs des prochains épisodes.

Les amateurs des Carnets de Cerise retrouveront avec plaisir la patte d’Aurélie Neyret et ses couleurs douces. Les illustrations des félins sont tout simplement sublimes.

Je dois dire que je suis un peu restée sur ma faim. A peine les personnages campés et l’histoire introduite, on doit attendre le Tome 2.

C’est toutefois une bonne manière d’aborder le thème du racisme et d’en discuter avec les plus grands.

A partir de 9 ans.

Lulu et Nelson T.1 – Cap sur l’Afrique
Charlotte Girard – Jean-Marie Omont / Aurélie Neyret
Collection Metamorphose chez Editions Soleil, Novembre 2019
19,90 €

Petit Pois Carotte

Jean-François est un petit pois. Il est rond et vert. Tous les amis de Jean-François sont des petits pois.

Sauf Charlotte. Charlotte est une carotte. Elle est grande, élancée et orange.

Bien sûr, Charlotte ne peut pas faire la même chose que Jean-François : elle ne peut pas rouler, ni rebondir. Et elle est tellement différente de Jean-François et ses amis qu’une partie de cache-cache est perdue d’avance !

Mais ces différences ne les empêchent pas d’être les meilleurs amis du monde car Charlotte peut faire des choses que les petits pois ne peuvent pas faire pour le coup : elle peut servir de pont ou de toboggan par exemple, pour le plus grand bonheur de ses amis ronds et verts.

C’est le livre idéal pour montrer aux plus petits que la différence est positive. Sans toutes ces différences, Jean-François et Charlotte ne seraient certainement pas meilleurs amis.

En plus d’une l’histoire touchante, Morag Hood nous offre des illustrations vraiment adorables. Nous avons adoré les personages et leur couleur si gaie qui mettent de bonne humeur.

L’album, tout en carton, est hyper résistant avec des pages robustes en papier glacé.

A partir de 1 an.

Petit pois carotte
Morag Hood
Album tout carton
(17×17), Gallimard Jeunesse, Février 2020
12,90 €

Mon ami

A l’école, il y a un nouveau, il s’appelle Sam.

Sam ne fait jamais rien comme les autres, et ça intrigue Archibald; et lorsqu’il est absent, cela laisse un grand vide. Le point vert que son pull forme en tâche dans la cour n’est pas là, et pour Archibald il manque quelqu’un dans cette cour de récréation.

Sam apprend à Archibald à regarder les choses différemment pour constater que c’est ce qu’on ne trouve pas chez soi qui est intéressant chez les autres.

C’est un livre très simple, une histoire d’amitié toute bête; mais elle vous permettra d’engager avec les plus petits une discussion sur la différence, l’acceptation des autres.

Ces illustrations, nous les connaissons, elles sont d’une douceur extrême et accompagnent à merveille les textes de Astrid Desbordes: un duo choc! Ils sont tous réussis!

C’est la rentrée, l’heure de la nouveauté pour chaque enfant et tout particulièrement pour les « nouveaux », rappelez à vos enfants de rester ouverts à de nouvelles rencontres, qui pourront se révéler cruciales dans leurs amitiés!

Un grand mystère, dans mon exemplaire l’enfant s’appelle Sam et sur le site d’Albin Michel, il s’appelle Léon??? Si vous savez pourquoi, n’hésitez pas à me mettre l’explication en « comment »!

Astrid Desbordes/ Pauline Martin
Albin Michel Jeunesse, Album, 48 pages, Aout 2018
9,90€

La petite casserole d’Anatole

Voici un très bel album pour aborder la différence et le handicap. Ce sujet, toujours sensible, y est abordé avec simplicité, délicatesse et bienveillance par Isabelle Carrier.

Anatole est un enfant avec une difficulté : il a une petite casserole attachée à son poignet par un fil. Elle lui est tombée dessus un jour sans prévenir et sans raison particulière. Pas évident pour lui de la traîner partout : elle se coince, l’empêche de jouer, d’avancer…

Malgré ses toutes ses qualités, son amour, sa sympathie, les autres ne comprennent pas Anatole ; ils se moquent de lui, voire le rejettent : c’est la faute de sa casserole. Alors il s’emporte et se fait gronder.

Il aimerait tellement se débarrasser de cette casserole de malheur ! Il souffre tellement de cette situation qu’il va essayer de se cacher sous sa casserole, jusqu’à presque disparaitre.

Mais heureusement, une personne extraordinaire croise son chemin. Elle aussi a une petite casserole d’ailleurs. Mais elle est bien rangée, dans une de ses poches. Cette merveilleuse personne va lui apprendre à considérer cette casserole comme une force. Elle va lui montrer toutes ses qualités. Elle va lui apprendre à vivre avec sa casserole. Comment ? En lui fabriquant une petit sacoche pour la ranger, pour qu’elle le gêne moins.

Et grâce à sa sacoche, Anatole se sent bien plus léger et adroit; il arrive maintenant à jouer avec les autres. Il est toujours le même pourtant, et sa casserole est toujours là.

Ce livre est merveilleux par sa simplicité et sa justesse.

De nombreux enfants pourront s’identifier au personnage d’Anatole puisque sa casserole symbolise une différence sans jamais la nommer.

Isabelle Carrier a su trouver les mots justes pour parler de la différence avec les jeunes enfants. Elle a réussi à montrer l’importance d’un aide extérieure pour les enfants qui se sentent « différents » et leur donner un message positif et plein d’espoir.

Les illustrations, un peu type BD sont simples et en 3 tons seulement (noir, rouge et vert sur fond blanc, sans décor), peut être pour se concentrer sur l’essentiel.

Ce merveilleux album a remporté le fameux prix Sorcières 2010, décerné par l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse (ALSJ) et l’Association des Bibliothécaires de France (ABF) et qui porte sur une sélection de livres jeunesse.

Eric Montchaud a réalisé un film d’animation à partir de l’œuvre d’Isabelle Carrier. Si vous voulez le voir, c’est par là.

A partir de 4 ans.

La petite casserole d’Anatole
Isabelle Carrier
Album, 30 pages
Bilboquet, 2009
13,50 €

Gilles a un pépin

Un œuf est tombé de l’arbre. Il éclot et en sort un petit corbeau tout noir, tout mignon; Gilles est né. Le pépin, c’est qu’il est né tout près d’un renard. Heureusement, celui-ci est endormi, pour le moment…


La maman de Gilles sent le danger et donne l’alerte.


La fable de La Fontaine est ici revisitée avec esprit par Mathieu Lavoie.

Les illustrations sont ultra graphiques et colorées.

Les textes sont épurés, comme les images, et rythmés avec une question à chaque double page. Ca tombe bien, les petits adorent les albums participatifs : ils prennent plaisir à essayer de répondre aux questions dont on découvre la réponse à la page suivante.


Peu à peu, le suspense monte… Gilles, l’oisillon insouciant se fera-t-il dévorer par le rusé renard ? Ou Maman Corbeau, sur son arbre perché, sera-t-elle plus maline ?



A partir de 3 ans.


Gilles a un pépin
Mathieu Lavoie
Album, Hélium, 2018
11,90€

Les extraordinaires aventures de tous les jours

Pour ceux qui voudraient découvrir Le petit Nicolas mais qui sont encore un peu refroidis par le nombre de pages du livre, Les extraordinaires aventures de tous les jours est un livre parfait.

Ici, six petites histoires sur le quotidien de Bastien, huit ans, racontées par lui-même, avec ses mots d’enfants.

Bastien a une grande soeur pré-ado et des parents qui ne veulent plus d’animal à la maison. Il est un brin froussard, un donc un brin menteur pour se faire mousser auprès de ses copains.

Dans ces 6 nouvelles, Claude Gutman évoque simplement et avec justesse les préoccupations et les questions des enfants de cet âge. Le jeune lecteur se retrouvera dans la vie de ce petit garçon ordinaire, avec ses peurs, ses doutes et ses moments de joie.

Un livre plein d’humour, facile à lire puisque chaque histoire ne fait qu’une dizaine de page. Au début de chacune des nouvelles, une illustration pleine page de Ronan Badel.

Les histoires évoquent les thèmes suivants :

Mensonge : Quand Bastien entend tous les exploits de ses copains, il ne peut pas s’empêcher d’en inventer un. Mais ses camarades veulent une preuve.

Tout seul, le soir : les parents de Bastien le laissent tout seul un soir pour la première fois.

Mon animal : sur l’éternelle demande des enfants : avoir un animal domestique !

Perdu : Bastien se perd à Disneyland. Mais son père lui a dit de ne jamais parler aux inconnus…

La discussion : Le Père Noël, il existe ou pas ? (pas de réponse à ce sujet, pour ceux qui y croiraient encore).

Une folle envie : à propos de la réticence de Bastien à aller aux toilettes à l’école.

A partir de 8 ans (7 ans si l’enfant lit bien).

Deux autres livres sont sortis, que je vais m’empresser de me procurer !

Claude Gutman / Ronan Badel
Format Poche, 96 pages
Castor Poche romans chez Flammarion, 2015
6,60 €