Avec Découvre le street-art, Caroline Desnoëttes, artiste plasticienne, peintre et designer, invite les enfants (et les grands) à ouvrir grand les yeux et à observer la ville autrement. Car les rues sont parfois de véritables musées à ciel ouvert : sur les murs, les façades, les ponts ou dans les recoins de la ville, les artistes rivalisent d’imagination pour transformer notre quotidien.
Au fil des pages, on découvre 42 artistes de tous bords et une incroyable diversité de créations : fresques monumentales, pochoirs, collages, mosaïques, sculptures, installations ou encore détournements de panneaux et de publicités. De Keith Haring à Banksy, en passant par Space Invader, Miss Van, Ernest Pignon-Ernest ou C215, le livre montre que le street art ne se résume pas aux graffitis. Il peut être drôle, poétique, engagé, surprenant… et parfois même carrément insolite.
L’un des points forts de ce documentaire réside dans ses rabats à soulever. Ils permettent d’aller plus loin dans l’observation des œuvres grâce à quelques questions succinctes. Une manière ludique de développer son regard et sa curiosité. Pour les réponses, il suffit de retourner le livre pour les lire.
En fin d’album, une double page récapitulative avec les oeuvres petit format et le nom des artistes associés, puis 14 pages à propos des artistes et de leur parcours. Enfin un lexique du street art, pour expliquer les mots de cet univers qui sont souvent en anglais.
En gros, une approche plutôt libre de l’art, qui permet aux enfants de picorer les informations au gré de leurs envies et de leur faire découvrir l’art urbain à travers le monde.
Découvre le street-art Un parcours organisé et commenté par Caroline Desnoëttes Album à rabats, Albin Michel Jeunesse 18,90 EUR
Décidemment, c’est définitivement le mois de Banksy pour moi. Je lis un roman en prévision d’un voyage et voici qu’il apparaît dans celui-ci. Une jeune française, devenue guide à Venise cherche et trouve (par hasard) « L’enfant migrant » graffé par l’artiste à fleur d’eau et va même, sans le savoir, le rencontrer à une fête.
Je suis surprise de trouver Banksy chez Claudie Gallay, pourtant, il sera présent tout le long du roman que je viens de terminer et que je vous recommande « Les Jardins de Torcello« .
Voici une petite biographie de l’artiste que personne n’a jamais vu mais que tout le monde connait.
Donc Banksy qui milite au travers de l’art de rue, Banksy qui n’est pas désolé de graffer les murs car il a de nombreux messages à nous faire passer.
Une collection bien sympathique dans laquelle vous retrouverez de nombreux artistes contemporains, c’est d’ailleurs pour le faire découvrir à ses enfants que Fausto Gilberti à imaginé cette collection que vous retrouverez chez Phaidon en anglais ou en français.
Fausto Gilberti 🇬🇧 Phaidon, Hardback, 48 pages, £12.95 🇫🇷Phaidon France, Album documentaire, 48 pages, 2021, 14,94€
Dessiner sur les murs – Une histoire de Keith Haring est un joli album pour découvrir la vie et l’univers d’un artiste qui a profondément marqué l’art contemporain. À travers le récit de Matthew Burgess et les illustrations pleines d’énergie de Josh Cochran, les enfants suivent Keith Haring de son enfance en Pennsylvanie jusqu’aux rues de New York, où son trait reconnaissable entre mille va peu à peu conquérir les murs, les stations de métro et les espaces publics.
Ce qui rend cet album particulièrement intéressant, c’est qu’il ne se contente pas de raconter la carrière d’un artiste célèbre. Il montre aussi un Keith Haring généreux et profondément attaché aux enfants. Très tôt, le dessin devient pour lui une manière de communiquer, de partager et d’aller à la rencontre des autres. Dans le New York des années 1980, il investit notamment les espaces publicitaires inutilisés du métro pour y dessiner à la craie, rendant ainsi son art accessible à tous. Les enfants occupent également une place importante dans son parcours et dans certains de ses projets artistiques.
Les illustrations de Josh Cochran évoquent l’univers graphique de Haring sans chercher à le reproduire et permettent aux jeunes lecteurs d’entrer progressivement dans l’œuvre de l’artiste.
L’album aborde aussi avec beaucoup de délicatesse les aspects plus difficiles de la vie de Keith Haring, notamment sa maladie (le SIDA) et sa mort à seulement 31 ans. Au fil des pages, on comprend surtout combien Haring croyait au pouvoir du dessin et à la possibilité de faire de l’art un moyen de rassembler.
Un album très complet, vivant et accessible, qui devrait plaire aux enfants curieux de découvrir l’histoire d’un artiste hors du commun.
Dessiner sur les murs – une histoire de Keith Haring Matthew Burgess / Josh Cochran Versant Sud 18,50 EUR
Un tout premier livre pour observer l’Art dans les rues car il n’est jamais trop tôt pour les éduquer à observer.
C’est un livre de comptines dans lequel votre enfant découvrira les photographies de Philippe Boujassy, d’abord au travers d’une lucarne qui proposera un détail, puis dans leur totalité.
Philippe Boujassy/ Pascale Reynaud Editions Palette, Tout carton, 32 pages, 2023 14,95€
A Noël, j’ai fait un Street Art Tour dans les rues de Melbourne avec les enfants, c’est vraiment quelque chose qui leur plaît, nous l’avions déjà fait à Montréal et il est vrai que dans de plus en plus de grandes villes, les street-artistes ont toujours des revendications dont ils souhaitent nous faire part.
C’est beau, souvent coloré et gratuit pour tous! Vos enfants pourront aussi apprendre à lire certains messages au delà des illustrations.
A Londres aussi nous sommes gâtés, vous connaissez peut-être le « Graffiti Tunnel » près de Waterloo mais ce n’est pas le seul endroit. Je vous mets ici un article qui vous guidera dans les graffs places de London si vous voulez aller vous y promener en famille.
Quand on dit Street Art, le premier nom qui nous vient à l’esprit c’est Banksy; j’ai découvert cet été à Nantes autour d’une exposition, un personnage que je connaissais finalement peu et qui nous a donné envie de partager pour la rentrée sur le sujet.
Moi la rentrée, ça me déprime alors mettons de la couleur sur le mois de Septembre!
Nous avions, il y a déjà longtemps, présenté une collection que nous aimons beaucoup, qui s’appelles « Mes docs art » chez Milan. Je découvre avec plaisir que depuis 2018, la collection s’est grandement étoffée et propose aujourd’hui 21 livres sur des artistes ou des courants artistiques. Le dernier datant de février 2026 et mettant à l’honneur Giacometti.
Voici donc un ouvrage, qui, en quelques pages va vous retracer l’histoire de ce courant artistique qui nait aux US, va vous parler des différentes techniques adoptées par les artistes comme le pochoir beaucoup utilisé par Banksy pour accélérer l’exécution sur place sans risquer de se faire attraper.
Car, non, ce n’est pas légal de taguer mais oui, c’est une façon d’exprimer ses désaccords librement et ouvertement.
Romain Gallissot/ Maud Riemann Milan, Documentaire, Collection Mes Docs Art, Mai 2023 9,90€
Nous voulions vous présenter aujourd’hui la revue artistique Dada. Destinée aux petits comme aux grands, elle est parfaite pour initier les jeunes lecteurs à l’histoire de l’art. Chaque numéro est consacré à un artiste ou à un mouvement ou à une thématique artistique. Chaque revue fait 52 pages. On pourra y trouver
un dossier thématique de 30 pages sur un artiste ou un courant. Les articles sont courts mais construits autour de thèmes forts, les textes sont clairs, avec des anecdotes et parsemés de nombreuses reproductions d’oeuvres.
un glossaire un peu décalé (l’abcd’art) pour comprendre les notions
deux ateliers plastiques pour expérimenter l’univers des artistes à la maison
une sélection culturelle à travers des portraits, des BD, des jeux, des sorties.
Trois illustrations pour se plonger dans l’univers d’un illustrateur invité qui nous donne son regard sur le thème
Le tout dans un univers graphique créé à chaque fois par un illustrateur différent.
Le support parfait pour développer la sensibilité esthétique et l’esprit critique des enfants dès 6 ans. Pour se le procurer, direction votre libraire ou différentes formules d’abonnement (9 numéros dans l’année).
Pour notre thème Street art de septembre, nous vous parlons de 2 numéros en plus de détails :
N° 259 : Invader
Ce numéro met en lumière l’un des street artistes les plus influents et mystérieux de notre époque : Invader. La revue décortique son univers inspiré des pixels des années 1980 et du célèbre jeu Space Invaders. Au fil des pages, les enfants découvrent la dimension planétaire de son projet, les secrets de fabrication de ses mosaïques en carrelage et le concept de « l’invasion » urbaine, véritable jeu de piste à l’échelle mondiale.
Invader fait un pont parfait entre la culture geek/populaire et l’art contemporain. Ce numéro captive instantanément les jeunes lecteurs en transformant la lecture en une quête urbaine. Il leur apprend à poser un autre regard sur les murs de leur ville et montre que la création artistique peut être ludique, participative et omniprésente dans notre quotidien.
N° 295 : Street art – des animaux dans la ville
Dans ce numéro, Dada aborde le street art sous un angle thématique original : la présence de la faune sauvage et imaginaire sur les façades. À travers les œuvres d’artistes majeurs comme Roa, Bordalo II ou Kodjovi, la revue présente des fresques monumentales où oiseaux, renards, baleines et créatures hybrides réinvestissent le béton. Le numéro explore la variété des techniques (pochoir, peinture à la bombe, assemblages de déchets) tout en questionnant la place de la nature dans l’environnement urbain.
Le thème des animaux est une porte d’entrée universelle et très poétique pour aborder l’art urbain. Au-delà de l’aspect visuel souvent impressionnant de ces fresques gigantesques, ce numéro sensibilise les plus jeunes à l’écologie, à la biodiversité et au recyclage. Il montre comment les street artistes utilisent leur art pour passer des messages engagés et transformer la ville en un territoire d’émerveillement et de réflexion.
Safari Graffiti est un livre qui aborde la même thématique, mais son format et sa mise en page ne m’avaient pas du tout séduite. Mais si vos enfants accrochent, pourquoi pas ?
Il existe d’autres numéros sur le même thème susceptibles de vous intéresser.
Il est parfois difficile de motiver les ados à lire ou en tous cas à lire autre chose que des mangas ou des BD. Pourtant ce n’est pas les romans jeunesse qui manquent. Romance, enquêtes, thrillers, espionnage, journaux intimes… on en trouve pour tous les goûts !
Voici quelques idées de romans que nos ados ont aimé. Nous mettrons cette page à jour régulièrement avec les livres que nos enfants auront préférés.
Et n’hésitez pas non plus à explorer nos sections 10-13, 13+, ou les thèmes qui pourraient les intéresser.
Mystères / Thrillers
🇫🇷🇬🇧Inheritance games – Jennyfer Lynn Barnes (12+)
Avery Grambs, lycéenne sans histoire et sans le sou, rêve d’une bourse d’études pour entrer à l’université. Son destin bascule soudain quand Tobias Hawthorne, un célèbre milliardaire, lui lègue sa fortune. Cet argent tombe à pic, mais il y a un problème : Avery n’a jamais entendu parler de cet homme ! Pour toucher sa part d’héritage, elle doit néanmoins emménager dans la mystérieuse demeure des Hawthorne. Elle y côtoie les quatre petits-fils du défunt, tous aussi insondables que séduisants… et surtout bien décidés à l’empêcher de subtiliser leur dû ! Happée par un tourbillon de manigances, d’énigmes et de trahisons, Avery va devoir se prêter à un inquiétant jeu de dupes qui pourrait bouleverser sa vie à jamais…
#héritage #intrigue
(les 4 livres de Inheritance games, lus par C, jeune-fille de 12 ans)
NEB – Caroline Solé / Gaya Wisniewski (11+)
Un jeu en ligne au succès planétaire. Trois ados en finale. Des pirates en embuscade. Qui remportera la partie ? Et surtout… Qui tire les ficelles ? En atteignant la finale d’un célèbre jeu en ligne, Alex va découvrir les coulisses des nouvelles technologies : les méthodes de manipulation utilisées par les géants du web et les risques d’addiction.
#intrigue #jeuxvideos #relationsfamiliales
Lu par J, ado de 15 ans.
Grand passage – Stéphanie Leclerc (14+)
Lauris vit heureux à Grand-Passage, au bord de l’autoroute où sa mère travaille. Pourtant, depuis l’enfance, il perçoit des phénomènes étranges : autour de lui, des animaux morts s’animent. Un beau jour, c’est le fantôme de son grand-père qui vient lui parler. Peu après, son amie Lali disparaît subitement. L’effroi s’abat sur la vallée lorsque son corps est retrouvé près de l’autoroute. Tandis que la communauté de Grand-Passage se verrouille, Lauris multiplie les rêves inquiétants…
Lu par L, ado de 15 ans.
Les exploits de Connie Lara – Jean-Philippe Arrou-Vignod (10+)
Au fin fond de l’Irlande, dans une maison biscornue, Alicia Grant écrit à toute allure sa série de romans, Les exploits de Connie Mara. Heureusement, elle peut compter sur l’aide de ses enfants. Tom, Violette et Emma savent tout, ou presque, de leur héroïne. Lorsque Alicia disparaît, la solution est donc toute trouvée pour la petite Emma : il faut appeler Connie Mara à la rescousse ! Ses aînés, eux, savent bien que les héroïnes de roman ne débarquent pas comme ça chez leurs auteurs. À moins que…
Lu par S, fille de 11 ans.
Espionnage
CHERUB – Robert Muchamore (12+)
James, placé dans un orphelinat sordide à la mort de sa mère, ne tarde pas à tomber dans la délinquance. Il est alors recruté par CHERUB et va suivre un éprouvant programme d’entraînement avant de se voir confier sa première mission d’agent secret. Sera-t-il capable de résister 100 jours ? 100 jours en enfer…
18 tomes
#action #aventure #espionnage
Série en cours de lecture par C, jeune-fille de 12 ans
Une trilogie à l’univers inspiré par le Japon et les oeuvres du Studio Ghibli.
Un héros fragile mais déterminé, tiraillé entre la fidélité aux siens et une vérité qu’ils lui cachent.
Un monde fantastique peuplé d’esprits bienveillants et d’entités maléfiques.
Depuis quelque temps, l’esprit renard, le dernier des lùmii, visite les rêves de Merle. Est-ce parce que le jeune garçon est le seul à avoir des yeux de couleurs différentes ? Cette particularité l’empêche en tout cas de déclencher la vue et ainsi d’accomplir son rêve : intégrer la prestigieuse caste des protecteurs, les albans. C’est alors que son village est attaqué par la mystérieuse secte des rogues. L’adolescent y rencontre pour la première fois son père, qui a rejoint ce groupe il y a longtemps. Or, celui-ci est porteur d’un message inattendu : il prétend que Merle, contrairement à ce qu’ont toujours affirmé les albans, peut lui aussi déclencher la vue malgré ses yeux vairons. Dès lors, le garçon va devoir choisir : accorder sa confiance à ce père qui l’a abandonné et a trahi les siens, ou rester fidèle à ceux qui prétendent être des protecteurs ? Seul l’esprit renard a la réponse…
Lu par L, ado de 15 ans.
Science-Fiction
Entrer dans le monde – Claire Duvivier (11+)
Xabi n’a jamais rien connu d’autre que les espaces clos et rassurants du domaine souterrain du Danube, comme les 25 autres adolescents avec qui il partage son quotidien. Ici, les journées sont parfaitement organisées : le matin, leçons à l’académie avec l’hologrammatiste, l’après-midi, session d’activités physiques et loisirs, avant qu’ils rejoignent leurs quartiers et leurs animaux domestiques pour la soirée. Parfois, Tuteur Médecin, Tutrice Technique, Tuteur Fermier et Tutrice Vétérinaire les accompagnent dans la forêt qui se trouve à la surface. Bientôt, ils devront quitter ce petit paradis pour entrer dans le monde. Mais qu’y a-t-il vraiment, par-delà les frontières du domaine ? Lorsque des inconnus venus d’ailleurs leur rendent visite, Xabi est loin de se douter que, pour les 26 du Danube, plus rien ne sera jamais comme avant.
Jocelyn Brouillard, 16 ans et demi, boursier, français, débarque un soir d’automne de 1948 à la pension Giboulée. C’est une erreur, un parfait malentendu. Il est à New-York et on l’a pris pour une demoiselle à cause de son prénom. Car la Pension Giboulée est une de ces boarding houses exclusivement réservées aux jeunes filles qui veulent demeurer à l’abri des loups de Wall street et de la 42ème Rue. La gente masculine y est résolument interdite. Heureusement, Jocelyn joue très bien du piano…Venues de tous les coins d’Amérique, ces jeunes filles rêvent de conquérir la grande ville, de voir leurs noms en haut des théâtres de Broadway. A Giboulée, elles sont au nombre de 6. Il y a Chic qui fait des publicités pour du shampooing aux oeufs très rose, ou pour des soupes Campbell’s avec de la tomate très rouge qu’elle déteste, et qui se fait offrir des chausse-pieds par ses nombreux soupirants… Il y a la baroque Ursula, qui chante à la radio, Etchika qui conduit une voiture au prénom de femme fatale… Et comme si ce n’était pas assez, dans la maison juste à côté habite Dido, une collégienne qui a des problèmes avec le FBI. Et que diraient leurs logeuses, la respectable Mrs Merle et son dragon de soeur, si elles apprenaient que, derrière ses lunettes de fille sérieuse, l’énigmatique Manhattan donne de mystérieux rendez-vous à des messieurs dans les bars à Greenwich Village, ou que Page aux charmantes tresses blondes est amoureuse de celui qu’il ne faut pas ? Enfin, il y a Hadley, qui vend des doughnuts le jour et des allumettes le soir, et qui est peut-être la plus insaisissable de toutes. Hadley est la fille chanceuse qui a un jour dansé avec Fred Astaire… Oui, l’immense Fred Astaire ! Mais alors pourquoi a-t-elle subitement arrêté la danse ?
Ce diptyque doit son titre au Broadway Limited, le train fabuleux et mythique qui reliait Chicago à Pennsylvania Station au centre de New York… Car ce roman prend aussi le train. BROADWAY LIMITED conte la découverte, par un jeune Français, de l’American way of life dans le New-York de l’immédiat après-guerre, sa vitalité, son énergie, le jazz, le swing, Broadway, la pizza, la radio, ses tempêtes de neige renversantes, le base ball… Mais aussi ses phobies, le début de la guerre froide, la chasse aux sorcières, la ségrégation…
Lu par L, ado de 15 ans, bon lecteur (600 pages)
Fleurs de peste – Mats Strandberg (13+)
Nous sommes à l’automne 1710 et la peste étend ses ailes noires sur Stockholm. Magdalena, 15 ans, grandit dans une famille riche et heureuse. Mais même les foyers les plus privilégiés de la ville ne sont pas à l’abri de la maladie, que certains considèrent comme une punition de Dieu. Lorsque la mère de Magdalena meurt, elle et sa petite sœur Ebba sont envoyées chez leur tante, tandis que leur père reste à Stockholm. Elles arrivent au château de Svartdamm, où elles rencontrent pour la première fois la sœur de leur mère, Tante Katarina, fanatiquement religieuse.
Le château est beau, mais tombe lentement en ruine. Les pièces sont pleines de secrets. Pourquoi Katarina déteste-t-elle tant la mère de Magdalena ? Pourquoi Magdalena ne peut-elle en aucun cas rencontrer Axel, le beau-fils de Katarina ? Pourquoi la mère de Magdalena a-t-elle quitté sa ville natale si précipitamment ? Qui est le prêtre terrifiant qui tient tante Katarina dans la paume de sa main ? Et pourquoi l’orme derrière l’église ne perd-il jamais ses feuilles rouge sang ?
Lu par S, ado de 12 ans.
Vie quotidienne / Journaux intimes
🇫🇷🇬🇧Lottie brooks – Katie Kirby (11+)
Lottie Brooks a 11 ans 3/4 et sa vie est officiellement finie. Pour sa rentrée au collège, elle n’a ni ami ni brushing de rêve, et même pas de soutien-gorge. Armée de son journal intime top secret et de sa réserve personnelle de KitKat, elle est prête à affronter nouvelles BFF, pyjama parties, coups de foudre et coups durs… et à survivre aux moments (extrêmement) embarrassants de l’adolescence.
La mélancolie des sauterelles – Lily-Belle de Chollet (12+)
Arthur a quatorze ans. Il vit dans un coin reculé d’un village encore plus reculé, et désespère d’ennui. Quand les Claroux s’installent dans la maison voisine pour les vacances, avec leurs quatre enfants et leur joyeux chaos, enfin il se passe quelque chose ! Il est prêt à tout pour être accepté, pour s’intégrer. Puis, en un été, sa vie bascule. Arthur a vingt ans. Rongé par la culpabilité, il retourne dans sa maison d’enfance, vide depuis longtemps. Là-bas, le passé le rattrape. Six ans qu’il s’en veut, six ans qu’il vit dans le secret, six ans qu’il regrette la décision qu’il a prise. Car ce jour-là, son monde s’est effondré.
On le sait, la santé mentale est un sujet de société, et en particulier chez les jeunes, de plus en plus touchés. Ils sont souvent très anxieux, pour différentes raisons.
Youna, retour à la nature, est un roman graphique jeunesse qui aborde avec beaucoup de douceur un sujet très actuel : l’éco-anxiété chez les enfants.
Youna est une petite fille vive et joyeuse, mais les informations alarmantes sur le réchauffement climatique, la pollution ou la disparition des espèces finissent par l’envahir d’angoisse. À tel point qu’elle a souvent mal au ventre, ne peut rester toute la journée à l’école, a envie de rester chez elle avec ses parents et n’a même plus envie de voir ses copines.
Inquiets de la voir perdre sa joie de vivre, ses parents l’emmènent passer quelques semaines dans un chalet plutôt rustique, à la montagne. Au contact de la nature et grâce à des rencontres aussi surprenantes que bienveillantes avec un renard, un écureuil, un ours et une louve, Youna retrouve peu à peu confiance en l’avenir et apprend qu’il est possible de profiter des bons moments et d’agir à sa mesure, sans se laisser submerger par la peur.
Les aquarelles de Christine Davenier sont d’une grande délicatesse et offrent des paysages lumineux et apaisants qui invitent à ralentir et à contempler la nature. Les animaux, sont représentés avec beaucoup de tendresse et participent pleinement à cette atmosphère poétique. Chaque planche respire la douceur et accompagne parfaitement le cheminement intérieur de la jeune héroïne.
Sans minimiser les inquiétudes que peuvent ressentir les enfants face aux enjeux environnementaux, il apporte un message profondément rassurant et porteur d’espoir.
Pour plus de ressources sur la santé mentale, n’hésitez pas à consulter notre dossier ici, qui propose de nombreux ouvrages pour en parler à hauteur d’enfant.
Voici une BD d’une grande sensibilité qui nous a beaucoup plu à ma fille de 12 ans et à moi.
Mademoiselle Sophie ou la fable du lion et de l’hippopotame est une bande dessinée d’une grande sensibilité qui aborde avec justesse le regard porté sur les autres et les blessures que chacun peut dissimuler. À travers les yeux de
Romain 11 ans, bientôt 12, est en CM2 dans une petite ville. Il redoute d’ailleurs de bientôt devoir rentrer au collège.
Son institutrice préférée, Mademoiselle Sophie, est très corpulente, ce qui suscite les moqueries de certains élèves. Intrigué par cette femme qui semble cacher une profonde tristesse derrière son sourire depuis le retour des vacances de printemps, Romain, avec l’aide de sa grande soeur adorée, décide de mener l’enquête afin de comprendre pourquoi son institutrice a encore grossi, et ce qui a bien pu lui arriver pour qu’elle s’enferme dans sa classe tous les midi.
Les illustrations d’Hippolyte, expressives et délicates, nous plongent tout de suite dans la vie de Romain. Les couleurs, souvent douces mais ponctuées de scènes plus oniriques, accompagnent parfaitement les réflexions du jeune garçon.
Une excellente lecture pour les pré-ados (et les adultes qui passeraient par là), qui ouvre naturellement la discussion autour du harcèlement, des apparences, des troubles alimentaires et de l’empathie, sans jamais tomber dans le discours moralisateur.
À partir de 11 ans.
Mademoiselle Sophie ou la fable du lion et de l’hippopotame Zébus / Hippolyte BD, 164 pages, Dargaud, 2023 23,95 €
Ne rêverions-nous tous pas que notre bac de plastique se transforme en océan vu la semaine que nous venons de passer? Quelle bonne idée de l’auteur!
Lala et Toby vont s’inventer à partir d’un rien (un petit poisson et un bateau en plastique) une grande aventure.
Et oui, c’est l’un des grands privilèges de l’enfance de pouvoir imaginer l’impossible. Lala et Toby, eux sont bien au frais en toute circonstance, pas comme nous!
Lucas Patrimo/ Benoît Charlat Ecole des Loisirs, Tout carton, 28 pages, 2023 11€