7-10 ans
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Esther Andersen

Cet album, je me le suis offert, à moi. J’avais vu la couverture sur les réseaux sociaux et nous venons de présenter un livre illustré par Irène Bonacina, mais à part cette couverture, je n’ai rien lu, pas une ligne des articles, sans doute plus merveilleux les uns que les autres, qui ont été écrit par des journalistes ou blogueurs. Je voulais me préserver de tout commentaire pour pouvoir l’apprécier en solo.

J’ai été surprise de découvrir un format aussi grand, mais n’était-ce pas indispensable pour illustrer les mots de ce si talentueux Monsieur de Fombelle. Irène Bonacina, a elle aussi fait un travail remarquable qui n’est pas sans évoquer celui d’un grand illustrateur français aujourd’hui disparu.

Encore un fois, l’émotion a eu raison de moi, je suis retombée en enfance pendant quelques minutes et j’aurais tellement aimé que ça dure encore un peu plus longtemps.
Quand on lit un album comme celui-ci on se dit qu’il faut écrire l’article immédiatement car l’émotion est toujours présente mais en même temps, on a envie de se le garder un peu pour soi, en profiter, le chérir.
Cet auteur me touche, il choisit les mots que je serais incapable d’écrire, il lit dans mes pensées et retranscrit mes émotions au travers d’un texte tellement poétique et empreint de nostalgie, qui vous touchera sans doute aussi.

Un enfant narrateur part comme tous les étés dans la maison de son oncle, un endroit où tout s’accumule et rien ne disparait. Tout comme moi, cet enfant prenait le train seul (moi c’était l’avion et j’étais avec mes soeurs mais sans les parents) pour retrouver son oncle, un personnage haut en couleur (moi c’était pas Angelo, c’était Bernard). Il passe ses journées à faire des promenades à bicyclette et il fait des tours de plus en plus large autour de la maison que les années passent. Ceci évoque, pour moi quelque chose que je ne pourrai pas offrir à mes enfants: la liberté d’action dans un espace qui lui semble infini. On ne laisse plus ses enfants vagabonder dans la campagne, selon leur bon vouloir, nous sommes beaucoup trop inquiets de ce qui pourrait leur arriver ou des mauvaises rencontres qu’ils pourraient faire.

Et cette année, il va s’aventurer encore un peu plus loin et découvrir: la mer! C’est une découverte inattendue, mais ce n’est pas la seule, car, alors qu’il est dans l’eau, il va se passer quelque chose d’extraordinaire, une vague va le submerger: Esther Andersen.


Et voilà l’auteur qui décrit le sentiment amoureux au travers du comportement d’un enfant. Je fonds, il ne mange plus, il ne lit plus, il n’a plus qu’une chose en tête: la revoir.

Ce livre a aussi le mérite de réunir mes deux pays, celui dans lequel je suis née et celui dans lequel je vis. Je souhaiterais, comme bon nombre d’entre vous, que ce soit moins difficile de passer de l’un à l’autre, et que je puisse moi aussi retrouver tous les étés, ceux que je chéris.

Timothée de Fombelle/ Irène Bonacina
Gallimard Jeunesse, Album, 72 pages, Juin 2021
24,90€

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