3-5 ans, 5-7 ans
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Faut pas pousser Mamie et Papi dans les orties

Elisabeth Brami est avant tout psychologue pour adolescents, mais pour notre plus grand plaisir, elle est aussi auteure jeunesse depuis les années 90. Elle propose des albums pour les petits mais aussi des romans pour les ados.

Vous vous souvenez sans doute de « Moi j’adore, la maitresse déteste » ou encore « La déclaration des droits des papas », « les grandes personnes »

Ces livres nous parlent des différences entre les générations, de la famille, de ce que c’est qu’être enfant, de vieillir; c’est pour cette raison que nous avons choisi Elisabeth Brami qui fait l’ouverture de notre thème sur la famille, mise à l’honneur en ce mois de décembre. Car Noël, annonce souvent aussi des retrouvailles en famille.

Ici, plus particulièrement, on a choisi de parler de nos très chers grands-parents. Les miens ont été tellement importants pour moi. Ca fait maintenant longtemps qu’ils sont partis, mais je pense très souvent à eux et à la chance que j’ai eu de les avoir. Aujourd’hui, je suis Maman et Maman est devenue Mamita.

Inspiré de l’expression: « faut pas pousser mémé dans les orties » qui signifie, il ne faut pas exagérer, cet album est un régal, pas d’idées préconçues sur comment est le grand-parent.

C’est pas compliqué, tous les grands-parents sont différents, toutes les mamies n’aiment pas faire la cuisine et les papis lire leur journal.

Comment les grands-parents veulent-ils qu’ont les appelle? Sont-ils tous vieux ou fatigués, cool ou sévère. Parfois, ils oublient, parfois ils répètent les mêmes histoires. Tout un tas de petites situations sont évoquées ici. Vos enfants y retrouveront certainement leurs grands parents. « Moi, ma grand-mère », « Moi, mon grand-père », il est facile de s’identifier.

Avec mes grands-parents ont jouait au scrabble et c’est toujours ma grand-mère qui gagnait, on l’appelait Oma, elle avait les cheveux blancs et elle aimait nous faire faire la cuisine ou nous apprendre à tricoter. Avec mon grand-père, Opa, on dessinait et il faisait les mots croisés du Figaro (et lisait attentivement le carnet du jour/rubrique nécrologique), il faisait sa gym tous les matins en pyjama dans son salon. Ils allaient à la messe tous les dimanches mais on était pas obligés d’y aller et après on mangeait du poulet et des haricots verts. Je les aimais très tendrement, ils ont été pour moi, pour mes soeurs et tous mes cousins, des grands-parents idéaux, affectueux et attentifs. Et pour ce qui est des autres, je ne les ai jamais connu, je n’ai gardé d’eux, que mon nom et le prénom de ma grand-mère.

Bref, avec les grands-parents, c’est pas comme avec les parents. Ils sont heureux de nous voir, tristes de nous quitter (mais soulagés quand même 😉 , ils sont tous différents, comme nous!

Ce livre ferait un beau cadeau de Noël qu’un grand-parent pourrait lire avec son petit-enfant.

Je ne présente plus Estelle Billon-Spagnol dont nous parlons très régulièrement sur le blog; ces illustrations dans des teintes vives animent à merveille cet album très gai.

Elisabeth Brami/ Estelle Billon-Spagnol
Talents Hauts, Album, 48 pages, 2020
14€

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