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Mori

Je vous rapporte la pépite « fiction juniors » du salon. J’ai passé deux jours au SLPJ, c’est merveilleux d’aller à la rencontre de tous ces éditeurs mais c’est aussi très fatigant. Chaque année, il y a de plus en plus de monde et il devient quasiment impossible d’obtenir la moindre dédicace ou au prix d’une queue de plus d’une heure. Je plains les auteurs/illustrateurs pour qui cela doit être épuisant et décevant car nous n’avons plus le temps de discuter. Ils se retrouvent à faire des illustrations à la chaine avec des libraires qui les pressent.

J’ai même assisté à une mini émeute quand une jeune femme qui est sur tik tok à fait apparition, des dizaines d’enfants hurlant se sont jetés sur elle…

Déjà l’année dernière je suis rentrée avec ce sentiment mitigé malgré le plaisir de découvrir tant de livres en une journée dans cette librairie géante. J’espère que c’est comme un accouchement et que j’aurai le temps d’oublier jusqu’au prochain.

Ce livre est une docu-fiction, c’est l’histoire de Mikiko, une petite fille qui vit dans un minuscule appartement à Tokyo avec sa Maman qui travaille de nuit. Dans cette ville de béton, la seule chose qui semble l’apaiser, c’est la verdure de ses songes, comme une plante elle cherche l’oxygène de la vie.

Mikiko est seule, souvent, et c’est suite à la disparition d’une voisine qu’elle va faire une découverte qui va changer sa vie.

Sur le papier ce roman avait tout pour me plaire, il est vrai que les thématiques dans les livres sur le japon sont souvent un peu similaire; l’importance de la nature, le deuil, la transmission, prendre son temps et trouver du réconfort dans une routine; mais je ne m’en lasse pas.

Ce que j’ai trouvé tout particulièrement intéressant dans celui-ci, d’avoir inséré dans les dialogues, quelques début de phrases en japonais, il s’agit pour la majeur partie du temps d’un mot mais ça nous permet d’être au plus près d’une immersion culturelle.

Les dessins aussi sont magnifiques, ces gris, cette encre noire qui côtoient les verts mais aussi les couleurs chaudes de la nature. Je ne connaissais pas cette dessinatrice mais je suis sous le charme du travail proposé pour illustrer le roman de Marie Colot.

Comme me dit mon fils, arrête d’acheter des livres sur le Japon, ça me donne trop envie d’y retourner…pour vous dire à quel point le livre nous renvoie là-bas.

Vous pourriez aussi l’offrir à une adulte pour Noël, je suis certaine qu’il plairait à toute la famille.

Marie Colot/ Noémie Marsily
Cotcotcot éditions, 200 pages, Juin 2024
24€

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