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Les enquêtes d’Enola Holmes – T.1 La double disparition

Certes, Enola Holmes n’est pas une nouveauté en soi puisque le premier tome de cette série est sorti en 2015. Mais le Tome 6 étant sorti en mai 2019, elle est donc toujours d’actualité et nous préférons vous présenter le début de l’histoire.

Enola Holmes n’est autre que la soeur cadette de Sherlock et Mycroft Holmes. Elle vit avec sa mère dans un manoir, mais n’a rien de la jeune « lady » qu’elle devrait être : à 14 ans elle porte encore des robe courte, a les cheveux lâchés, n’a pas de gouvernante ni de professeur de musique… Le jour de son anniversaire, sa mère a disparait sans laisser de trace, ne lui laissant que ses cadeaux : un livre sur le langage des fleurs, un coffret d’aquarelles et un carnet fait main rempli de messages codés.

Ses frères se rendent compte que l’argent qu’ils envoient à leur mère depuis des années n’a jamais été utilisé comme il se devait, et qu’elle les a berné.

Enola finit par comprendre que sa mère lui a laissé un message par ce biais et décide de s’enfuir du manoir familial (et de soustraire à l’autorité de ses frères) et de mener l’enquête. Direction Londres.

Sur son chemin, elle sera amenée à résoudre l’énigme de la disparition d’un jeune marquis.

Une BD très sympa, qui met en scène une jeune fille curieuse, débrouillarde et qui n’a pas froid aux yeux dans l’Angleterre de la fin du 19e siècle.

A la fin de l’album, le carnet secret d’Enola avec ses dessins et les notes qu’elle prend pour résoudre ses énigmes.

Le premier tome met un peu de temps à démarrer car il pose l’histoire et les personnages. Mais le Tome 2 part sur les chapeaux de roue !

A partir de 8 ans. Plutôt girly (Cette est BD est d’ailleurs éditée dans la collection Miss Jungle), mais mon fils a quand même beaucoup aimé même si la couverture ne l’inspirait pas trop…

Les enquêtes d’Enola Holmes – T1 – La double disparition
Serena Blasco (d’après le roman de Nancy Springer) / Lucie Arnoux
BD, Jungle, 2015
13,95€

8 tomes sont déjà parus. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Edit de juin 2024.

Emile Titan: Opération Salicorne

Vous êtes plutôt James Bond ou Johnny English?

En littérature, le roman d’espionnage est initialement britannique; Graham Greene, Le Carré, Ian Flemming (James Bond), le genre est très vendu aux US avec des auteurs comme Clancy (Octobre Rouge) ou Ludlum (Jason Bourne).

Dans la littérature Jeunesse, c’est probablement le jeune Alex Rider (série de Horowitz) qui est le plus apprécié.

Avec Emile Titan, nous avons enfin notre jeune espion français!

C’est ma tante qui avait offert ce roman à mon fils l’année dernière lors d’une visite à Londres; ce fut un gros coup de coeur pour mes enfants.

Qu’est ce qui fait un bon roman d’espionnage? Il est vrai qu’il y a souvent un archétype de l’espion et nous n’y couperons pas ici en dehors de l’érotisme qu’on y trouve habituellement car on n’est pas un Don Juan/dragueur à 10 ans.

Voyons voir ce que nous propose celui-ci, écrit à 4 mains?

Une organisation cherche à recruter le jeune Emile Titan, un garçon un peu solitaire avec des parents absents, et pour ce, ils le mettent en confiance avec un garçon de son âge, Paul Ribérac, nouveau dans l’établissement.

On commence direct dans l’action avec une bagarre qui prend racine dans une cour de récré de CM2. Finalement, la bagarre aura lieu, un peu plus tard à l’abri des regards. Emile est sportif et agile, il bat rapidement le nouveau camarade qui l’avait pourtant provoqué et se fait vite remarquer par le nouveau surveillant.

Mais cette bagarre n’a pas été déclenchée fortuitement. Paul devient vite son ami jusqu’à ce qu’il disparaisse très soudainement en même temps que le nouveau surveillant, Monsieur Durieux. Cette rencontre va changer sa vie.

Emile est invité à une colonie d’été de sports extrêmes où il va vite retrouver Paul et comprendre la raison de sa disparition car il s’agit en fait d’un camp d’entrainement et de sélection pour de jeunes recrues, des espions en herbe.

Quelques gadgets, ici un bracelet qui semble très ennuyeux à Emile pour commencer mais qui va s’avérer plus que spécial. Au fur et à mesure du livre vous en découvrirez bien d’autres.

Les capacités sportives d’Emile sont assez surprenantes. Emile est champion régional de judo, il est très volontaire pour essayer chaque nouveau sport qui lui est proposé au camp et frôle même l’inconscience au début de son entrainement ce qui lui vaut quasiment d’être recalé.

La partie « entrainement » et rencontre avec les autres recrues a beaucoup plu à mon fils, ils on tous des talents et ont l’occasion de perfectionner les leurs avec des professeurs dédiés.

Pour le sujet « Défense » et armes nucléaires, Emile aura la chance de monter à bord du sous-marin « Le Terrible » avec les 14 recrues retenues de l’année, un navire submersible à propulsion nucléaire classé secret-défense.

Un roman d’action en général lié au contexte politique, pour cette première mission, c’est à Paris que l’équipe va se retrouver pour entrer par effraction dans un hôtel particulier. Il y a évidemment du suspense tout le long de la mission et ce jusqu’au dernier moment pour vous tenir en haleine.

Vous l’aurez compris; rien n’a été laissé au hasard, il ne manque rien à ce roman pour en faire un chouette roman d’espionnage junior dont les héros sont des enfants.

Le livre est bien épais mais les caractères sont assez gros et il est illustré, donc si votre enfant se laisse embarquer dans l’aventure, ce sera parti pour plus de 400 pages et peut-être même le deuxième tome de la série « Dix jours pour sauver Paris », paru en 2023.

Baptiste Vignol et Vincent Baguian/ Raphaël Gauthey
Poulpe Fictions, Roman, 408 pages, 2020,
14,95€

🇫🇷 De l’arsenic pour le goûter/ 🇬🇧 Arsenic for tea

Very « Bristish », je me désole un peu de la traduction de « gouter » pour « tea »… qui enlève un peu de son charme au titre. La collection n’est pas très récente mais ce sont des lectures « valeurs sures » ici que l’on trouve facilement en librairie.

Il me semble que c’est le deuxième de la série, c’est celui que ma fille a choisi donc nous ne commencerons pas par le premier, ce qui n’est pas bien grave, il y a quelques vagues références au premier tome qui ne gênent absolument pas la progression de l’enquête.

Hazel Wong est invitée dans le manoir de son amie Daisy Wells, on débute comme dans une partie de Cluedo avec tous les personnages et les pièces du manoir; c’est une nouvelle enquête pour le club de détective, composé des deux amies. Un duo de petites Miss Marple en herbe.

Une tea party se prépare pour l’anniversaire de Daisy, c’est une drôle d’idée de la part de sa Maman car Daisy va fêter ses 14 ans, d’autant que la présence autour de la table d’un des invités semblent un peu incongrue.

L’étrange invité de Madame Hastings, Monsieur Curtis, déambule dans le manoir à la recherche de « pièces » à évaluer (ou devrais-je dire dévaluer) et tout ceci dans le dos de Mr Hastings?

Vous l’aurez deviné, c’est ce vilain Mr Curtis que tout le monde semble détester en dehors de la maitresse de maison, qui va succomber à l’arsenic. Voici notre victime!

Maintenant place aux talents et aux fins esprits de déduction des remarquables jeunes demoiselles du club des détectives. Elles vont procéder de façon méthodique et nous pourrons progresser à leur vitesse pour découvrir qui a empoisonné cet invité. Dresser une liste de suspects et les raisons pour lesquelles ils pourraient souhaiter la disparition de Mr Curtis, comment le poison aurait-il atterrît dans la tasse, trouver des indices, reconstituer la scène du crime dimension « poupées ».

C’est un huis-clos (prisonniers de la propriété à cause d’inondations) aux teintes vintage, l’auteure a réussi à re-créer avec brio une ambiance, la scène du crime et des personnages dans l’Angleterre des années 30. Je me suis régalée/amusée à être la spectatrice de ce « tea party » depuis mon canapé et mes enfants aussi.

Une gouvernante qui s’est débrouillé pour se faire embaucher quelques mois plus tôt, le jeune ami désargenté du frère Bertie, la tante cleptomane, un oncle qui refuse d’appeler la police, une mère infidèle et donc un père jaloux et des jeunes filles qui furètent dans les chambres des adultes pour élaborer leurs scénarios/ accusations.

J’ai trouvé la lecture en anglais vraiment qualitative et j’en ai même sorti quelques mots de vocabulaire que je ne connaissais pas. Comme c’est appréciable de lire et d’apprendre en même temps.
Les anglais, et je le vois avec mes enfants, apprennent à développer leur vocabulaire dans l’écriture avec des constructions spécifiques pour chaque type de texte.

L’importance du vocabulaire dans la narration d’une histoire, c’est depuis les toutes petites classes qu’ils apprennent ça, il y a même des livres ludiques pour apprendre à enrichir son vocabulaire à chaque age, comme ceux de Mrs Wordsmith, « Storyteller’s words a day », achetez-en un si vos enfants apprennent l’anglais à l’école, je suis certaine que vous aussi en bénéficierez!

En attendant, Have Fun avec « De l’arsenic pour le goûter » ou n’importe lequel des titres de la collection.

Robin Stevens
🇬🇧 Penguin, « A murder most unlady like mystery », Roman, 352 pages,
£7.99
🇫🇷 Traduction Faustina Fiore
Flammarion Jeunesse, Père Castor, Wells and Wong, club de détectives, Roman, 352 pages
15€

Le crime de l’Orient Express

On ne compte plus le nombre de romans adaptés au format BD. J’ai toujours un peu de mal je dois dire avec cette nouvelle mode mais une chose esr sûre, cela pousse les enfants un peu réticents à la lecture à lire et aborder des ouvrages qu’ils n’auraient pas ouverts.

Aprés, le résulat est loin d’être identique vu qu’il faut sabrer dans le récit, et donc faire l’impasse sur des aspects qui ont leur importance dans l’histoire : psychologie des personnages, petits détails qui font la différence et l’ambiance.

J’imagine que tout le monde connait l’histoire du crime de l’Orient-Express. Dans le doute, je mets la dernière de couverture :

Pour le crime de l’Orient Express, on a moins le temps d’étudier vraiment les personnages, de réfléchir en même temps que le détective pour essayer de savoir comment le coupable a bien pu pénétrer dans le compartiment, de démêler le vrai du faux. Mais j’ai trouvé que xxx avait réussi le défi de faire tenir un roman plutôt complexe en seulement 64 planches.

Côté illustrations, le style va bien avec l’enquête : des tons sourds et gris, qui reflètent bien cet aspect de huis clos et de temps de neige où on a l’impression d’être dans du coton.

J’ai eu du mal à me faire à l’aspect d’Hercule Poirot, bien différent de celui de la série que j’aimais regarder étant enfant. J’ai également trouvé que certains protagonistes se ressemblaient trop. Mais je ne suis pas très physionomiste il faut dire.

Une bonne adaptation donc, qui m’a rappelé le roman que j’avais un peu oublié, les adaptations tv qui m’avaient particulièrement plues, mais qui ne remplacera pas le roman original.

À partir de 12 ans (attention, scènes de crimes, kidnapping…)

Benjamin von Eckartsberg / Chaïko
BD, Paquet, 64 pages, 2017
16,50 €

Dans la tête de Sherlock Holmes: L’affaire du ticket scandaleux

D’après Sir Arthur Conan Doyle, le personnage de Sherlock Holmes est devenu une icône de la culture populaire. Il a su crée un personnage unique dont on pourrait presque douter de sa non-existence.

En deux tomes, parfait! Juste ce qu’il faut pour une sympathique aventure dans le cerveau du très « famous » détective anglais avec sa pipe, sa Cape Inverness, son Deerstalker (chapeau), sa loupe ou encore sa chaine de montre. L’élégance londonienne du début du siècle est à l’honneur quand il n’est pas en robe de chambre chez lui à végéter entre deux prises de substances illicites (mais qui ne l’étaient pas à la fin du XIXème).

Tout commence à Spitafields au beau milieu de la nuit, un homme hagard, court dans la rue, en chemise de nuit et n’a aucun souvenir de sa soirée… Un départ bien mystérieux comme on les aime pour mettre en route le cerveau de Holmes.

A partir de là, nous allons suivre le fil rouge (qui est matérialisé et se déroule sur chacune des pages) de la pensée de Sherlock. Holmes étant Holmes, on connait sa réputation de cocaïnomane, dès la deuxième page, on le voit affalé dans son canapé et on comprend qu’il vient de s’injecter de la cocaïne. Peut-être donc pas à mettre entre toutes les mains…

On se rappelle que Holmes connait Londres comme sa poche, avec Watson, ils nous font sillonner les rues de la vie aux travers de cartes en toile de fond, celles de Stanford’s Map of Central London qui nous permettent d’être en totale immersion à leur côté.

Des londoniens qui disparaissent les uns après les autres, Scotland Yard pas très efficace comme à son habitude, rien de mieux pour stimuler les synapses de notre détective et notre sens de l’observation.

Il remonte jusqu’à la piste du spectacle auquel s’est rendu le Dr Herbert Fowler: Wu-Jing, the Amazing Magician…Love it! Un peu de fantastique…

Un brin d’Orientalisme tant à la mode à la fin du XIXème, les personnages attendus de Watson, Lestrade et Mycroft au Foreign Office, rien n’est laissé au hasard.

Des tons monochromes de sépia, de vieilles photographies jaunies, saurez-vous, vous plonger dans le cerveau de Sherlock qui explore les tons de bleus ou reconnaitre les codes couleurs choisis pour chaque lieu en fonction de sa perception?

Des filatures, quelques acrobaties, car n’oublions pas que Holmes est tres sportif, Bartitsu, Singlestick, boxe ou escrime, les incontournables journaux dans lesquels il suit les évènements intéressants de la ville, un labo de chimie (un de ses hobbies préféré), car il est doté d’un esprit scientifique et rigoureux, des quartiers et monuments emblématiques de la ville de Londres comme Big Ben, le Lyric Theatre, Harrods ou encore le Royal Albert Hall.

Nous longerons la Tamise jusqu’au port de Gravesend, dans le Kent pour le dénouement de cette enquête: un complot de grande ampleur avec une dimension peu attendue.

Mon fils (13 ans) et moi nous nous sommes jetés dans cette aventure et ce fût un régal! J’aime beaucoup l’univers qu’ont reconstruit l’auteur et l’illustrateur. L’implication est parfaite entre les textes et les dessins. C’est original et rassurant à la fois, très réussi!

A Londres, près de Shepherd’s Bush, il existe un Escape Game Sherlock Holmes que j’ai eu la chance de faire et que je vous recommande si vous en avez l’occasion, mais plutôt entre adultes.

Le musée de Baker Street faisait un peu de peine lorsque j’y étais allée mais c’était il y a plus de 10 ans, ils ont peut-être un peu rafraîchi l’endroit depuis.

Cyril Lieron/ Benoît Dahan
Editions Ankama, Bande Dessinée, 50 pages, 2019
14,90€

Les cousins Holmes – La bague royale

Ah ! Sherlock Holmes… Qu’est ce que j’ai pu aimer les romans d’Arthur Conan Doyle !

Ma fille adore les enquêtes mais je la trouve encore un peu jeune pour lire les « vrais » Sherlock Holmes… Cette série de petits romans de chez Didier Jeunesse tombait donc à pic !

Honorius et Mary sont frères et sœurs, orphelins depuis leur enfance. Après une carrière de voleur pour pouvoir se nourrir, le jeune garçon décide de se ranger et ouvre une agence de détectives à Londres avec sa sœur.

Lorsqu’un client un peu spécial leur demande à récupérer une bague perdue au poker, la fratrie est amenée à mener l’enquête dans une ambassade… Les vieux réflexes de voleur d’Honorius lui rendront finalement service pour retrouver le bijou royal.

Le dénouement est peut-être un peu rapide mais ma fille a vraiment adoré et a hate de lire les tomes suivants.

Les personnages sont attachants. Ils persévèrent dans leur enquête et s’entraident toujours.

Un court roman facile à lire à destination des jeunes lecteurs, avec une mise en page aérée.

Dommage qu’on ne parle pas vraiment de Sherlock Holmes, c’était pour ça que j’avais pris le livre… mais j’imagine qu’on peut dire que le marketing de Didier Jeunesse a bien marché…

Deux autres tomes sont disponibles.

A partir de 8 ans.

Nathalie Somers / Hortense Mariano
Roman illustré, Didier Jeunesse, 2022
12,90 €

Hercule Carotte détective – la fine mouche des bateaux-mouches

Voici une petite collection bien sympa si vos enfants aiment résoudre des énigmes.

Hercule Carotte est un lapin détective qui n’enquête jamais sans son fidèle ami renard, Eusèbe Télégraf.

Dans chaque tome, on peut trouver une vraie  intrigue, découpée en chapitres et largement illustrée, histoire d’aerer la lecture et de faire des pauses. Il faudra d’ailleurs bien observer les images pour résoudre l’énigme !

Les mots difficiles sont soulignes et on trouve leur définition sur le volet de la 4e de couv, donc hyper facile d’accès. Parfait pour enrichir son vocabulaire.

À la fin du livre, quelques petits jeux (différences, ombres, remise de l’histoire dans l’ordre) pour prolonger la lecture en s’amusant.

Une collection que j’aurais adorée étant enfant !

Dans la fine mouche des bateaux mouches, le chef étoilé du bateau s’est fait dérober son ingrédient secret. Les deux amis essaieront donc de retrouver le coupable (et l ingrédient secret !) en voguant sur la Seine.

À vos loupes !

6 ans.

Pascal Brissy / Guillaume Trannoy
Premières lectures, 32p, Hatier jeunesse, 2023
5,50 €

10 petits insectes

Quite à ne plus utiliser le nom original de la célèbre enquête d’Agatha Christie… Ne vous inquiétez pas, je ne rentrerai pas dans le débat ici…

Dix petits insectes, invités pour des raisons totalement différentes, se retrouvent réunis dans un manoir sur l’île de La Tortue et disparaissent étrangement les uns après les autres. Mais qui est donc le mystérieux assassin ?

Davide Cali et Vincent Pianina (Le chat le plus mignon du monde) revisitent avec beaucoup d’humour le célèbre ouvrage de la reine du roman policier.

Les dessins sont très minimalistes mais j’ai trouvé que l’histoire ne s’adressait pas pour autant aux petits. On se prend vite au jeu, certains gags sont vraiment drôles.

Bref une façon détournée de faire découvrir Les 10 petits nègres Ils étaient dix aux enfants. Personnellement ça m’a donné envie de le relire et ma fille aimerait bien tenter aussi !

Nous avons lu l’ancienne édition

mais Sarbacane a réédité l’ouvrage sans sa collection Les Ptits Sarbac.

À partir de 8 ans.

Davide Cali / Vincent Pianinia
BD, 80 pages, Sarbacane, 2018
9,50 €

Les Arsène: La clef aux trois joyaux

Arsène Lupin est grandement revenu à la mode avec la série « Lupin », alors pourquoi ne pas retravailler le personnage crée en 1905 par Maurice Leblanc (1864-1941). On prend les grands classiques et on les retravaille!

J’ai donc repris avec enthousiasme, le bon vieux classique de Maurice Leblanc chez Folio Junior. Je l’avais acheté à mon fils lorsqu’il avait 11 ans mais il l’avait laissé rapidement car il avait du mal avec le vocabulaire et j’imagine certains éléments liés au contexte historique. Il est vrai qu’il y a pas mal de précisions en marge.

Au début du XXème Siècle, on reconnaissait les métiers des personnages à leur habit. Leblanc a crée un cambrioleur élégant qui aime se déguiser, tout comme Sir Conan Doyle avec son personnage de Sherlock Holmes que Lupin rencontrera d’ailleurs dans l’une de ses aventures.

Dans ce roman junior, nous ne sommes plus à la période de la belle époque, c’est l’entre deux guerres et Arsène Lupin a pris quelques rides et perdu en souplesse. Il veut aider un rival d’autrefois, Monsieur de Rossigny, qui s’est fait rouler dans la farine par son entourage; mais il ne peut plus agir seul.

Il va s’associer à Libellule qui lui sauve la mise sur un cambriolage et son ami Octave. Deux enfants malins qui sont en admiration devant le gentleman cambrioleur.
C’est avec l’aide de ses nouveaux apprentis (une petite troisième apparaitra en cours de route) qu’il va retrouver les pierres précieuses qui constituent assemblées une clef bien mystérieuse.

On retrouvera aussi dans le rôle du commissaire, le fils de Ganimard qui veut venger son père qui fut moqué à de nombreuses reprises par le Grand Lupin.

Des codes secrets à déchiffrer, des subterfuges, les fameux déguisements du sportif gentleman-cambrioleur dont la sagacité vous étonnera encore.

Il risque de plaire à vos enfants ce petit roman illustré, et ils seront donc ravis d’apprendre que le deuxième tome est sorti en Avril.

Bertrand Puard/ Jeanne Hammel
Poulpe Fictions, Roman illustré, 208 pages, Octobre 2023
11,95€
e-book 6,99€

Fake News: Tout sur la désinformation

J’ai trouvé que ce docu était vraiment intéressant et complétait parfaitement notre Dossier sur « Internet et les réseaux sociaux« .

Est-ce que tu sais de quoi on va parler dans ce documentaire? On s’adresse ici directement au lecteur pour l’interpeler très franchement.

Quelques définitions pour éclairer les jeunes lecteurs sur les « fake news », mais aussi d’autres mots « compliqués » qui vont être abordés dans le docu. J’avoue que ces précisions m’ont été bien utiles à moi aussi.

Les exemples choisis sont précis et donc facile à comprendre par nos jeunes ados. On leur explique qu’il y a parfois de la désinformation, une forme d’information qui cherche délibérément à nous tromper. Et surtout les raisons pour lesquelles on voudrait nous tromper.

Je trouve que l’exercice qui consiste à créer sa propre théorie du complot est très amusant. Mais il y a pleins d’autres tests à faire qui sont tout aussi intéressants.

Comment le cerveau fonctionne t’il et comment peut-on le tromper? Encore une fois, quelques exercices pratiques dans lesquels on doit identifier la façon dont nous pouvons être trompés par notre cerveau.

Mais ce livre ne se contente pas uniquement de soulever des problématiques, il aide aussi les enfants à trouver des moyens pour vérifier une information.

Une ressource à mettre entre toutes les mains!

Nereida Carrillo/ Alberto Montt
Les 400 coups, Documentaire, 120 pages, Oct 2023
17€