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🇫🇷 Les enfants du chemin de fer/ 🇬🇧 The railway children

Je vous le présente car c’est un grand classique en Angleterre et il est resté inédit en France jusque l’année dernière.

C’est la maison d’édition « Novel », spécialisée dans la traduction de best-seller et de classiques anglophones qui se lance. C’est avec la traduction des « Enfants Boxcar » que l’aventure a débuté pour eux en 2023.

C’est un « classique » qui a été écrit en 1906 par une femme. Ce roman est tout d’abord paru sous forme de série dans un magazine littéraire anglais qui éditait des romanciers, avant d’être édité dans son intégralité la même année.

Alors que la vie était douce pour la famille, un soir, on vient chercher leur père qui ne reviendra pas (on découvrira bien plus tard pour quelle raison). La maman et ses trois enfants doivent soudainement fuir Londres pour aller vivre à la campagne dans des conditions bien différentes de ceux à quoi ils sont habitués.

Rapidement, nous comprenons, qu’en l’absence du père et du revenu qu’il apportait, le niveau de vie de cette famille ne sera plus jamais le même, ils vivent maintenant dans une grande précarité même si la mère fait de son mieux pour élever les coeurs et arrive même a obtenir un maigre revenu en écrivant des histoires

Bien décidés à se divertir, ils vont se rendre près des voies ferrées pour observer les trains; l’observation de ses mastodontes et de leurs passagers deviendra leur activité favorite. Nous sommes en 1906, les locomotives à vapeur et alimentées par du charbon, je précise car il ne serait pas surprenant que vos enfants s’étonnent de la lenteur du train qui leur permet d’interagir avec les passagers du train en étant à l’exterieur de ce dernier.

Grace à leur interêt pour les trains, ils vont réussir à se créer de nombreuses relations qui, souvent attendris, les aideront à égailler leur quotidien.

Chaque chapitre est traité comme une petite aventure autour de la station. L’autrice voulait divertir plutôt qu’être donneuse de leçons et éduquer les jeunes lecteurs: elle a donné une nouvelle impulsion à la littérature jeunesse de l’époque.

C’est un peu gentillet à certains moments et tout et bien qui finit bien avec les retrouvailles avec le Papa, mais on peut dire que c’est un bon classique de la littérature jeunesse anglaise.

Il s’adresse à des enfants à partir de 9 ans en vo, en France plutôt 10, pour un enfant qui lit bien. Roberta, Peter et Phyllis sont de jeunes enfants avec des aventures de leurs ages mais le vocabulaire est assez soutenu et il s’agit tout de même d’un gros livre même si il peut être lu par chapitres.

Ma version anglaise contient les illustrations originales de C.E Brock (un illustrateur très populaire de cette époque) et la version française a été illustré par une artiste Tchèque et traduite par une auteure que nous apprécions beaucoup chez Escale livres, Amélie Sarn. Le nombre de pages diffère aussi, mais ma version à une police assez petite et le roman sans doute moins illustré.

Edith Nesbit/ Charles Edmund Brock/ Kateřina Bažantová
🇫🇷 Traduction Amélie Sarn
Editions Novel, 304 pages, 2024, 15,90€

La fleur du passage clouté

Élodie, alias Mamie Trafic fait traverser les écoliers. Tout le monde l’adore avec ses tenues extravagantes et sa gentillesse. Car en plus de faire traverser les petits et leurs parents, Elodie aide aussi à l’école en tant que bénévole. Oui, bénévole, car malgré ses qualités indiscutables, Elodie n’a pas de diplômes.

Léa, 10 ans, adore sa mère mais l’adorerait encore plus si elle pouvait travailler ailleurs que dans son école. Mais sans diplôme c est dur. Et sans dents, encore plus. Car Elodie, avec ses 90 euros par mois gagnés à faire traverser les enfants, n’a évidemment pas les moyens de se refaire faire les dents.

Léa trouve quand même une annonce pour une fleuriste à Monaco : le métier pour lequel sa mère est faite. Et Élodie va évidemment tenter le coup. Contre toute attente, elle commence sur le champ. Et sa créativité rend la boutique incontournable. Elle travaille de plus en plus, gagne de mieux en mieux sa vie, ce qui permet aux deux filles de vivre confortablement, contrairement à avant. Élodie se mettra en même en tête de passer le bac en candidat libre !

Un joli roman à hauteur d’enfant signé Susie Morgenstern et Serge Bloch pour parler de précarité, de honte, mais surtout de courage, de gentillesse et de solidarité. Car Elodie en a à revendre !

À partir de 7 ans.

La fleur du passage clouté
Susie Morgenstern / Serge Bloch
Roman illustré, 80 pages, Mouche, 2025
🇫🇷8,50 €

Papa, l’argent et moi…

Droits de l’enfants chez Oskar Editeur, c’est une petite collection qui aborde, sous forme de court roman, des thématiques très variées sur le thème des droits de l’enfant.

Dans Papa, l’argent et moi… il sera question d’argent. Une petite fille de onze ans se confie à sa mère en lui écrivant. Elle a quitté le domicile conjugal il y a un an et ne donne plus vraiment de nouvelles. Selon la petite fille, elle est sûrement partie parce que son père avait la fâcheuse habitude d’être plutôt radin (surtout pour les cadeaux d’anniversaire) et de ne penser qu’à l’argent.

Depuis qu’elle vit seule avec son papa, celui-ci cherche d’ailleurs à faire des économies sur tout, de l’électricité à l’essence, sous couvert d’écologie. Quel cauchemar ! C’est vraiment injuste de vivre de cette manière. Surtout qu’elle sait que son père gagne très bien sa vie. Et en plus il l’abandonne désormais les dimanche et les objets de la maison disparaissent les uns après les autres… Un mystère que la jeune fille va essayer d’éclaircir avec ses amies. Celles-ci lui conseillent même d’appeler les 119 (enfants maltraités).

Elle finira par se rendre compte que son père lui a caché qu’il était au chômage depuis au moins six mois et qu’il croulait sous les dettes. Elle essaiera alors de vendre ses vêtements, de sécher la cantine pour ne pas avoir à dépenser d’argent. Ses copines ne la trouvent plus très drôle et s’éloignent d’elle. Jusqu’à ce qu’elle s’évanouisse de faim et de stress.

Un petit roman très bien fait pour montrer comment une famille peut basculer dans la précarité et les parents chercher à préserver leurs enfants en leur cachant la vérité. Et également une bonne idée pour sensibiliser les jeunes à l’argent et aborder la discussion sur la valeur des choses.

À partir de 9 ans.

Papa, l’argent et moi…
Julien Artigue
Roman, 106 pages, Oskar, 2021
🇫🇷7,95 €

La dame de l’aurore -une enquête de Lif et Oddi-

En Mars, nous vous avions proposé un thème sur la « Scandinavie » auquel je vais ajouter ce roman illustré.
Cet été nous avons eu la chance de faire un très beau voyage au pays des aurores boréales. alors forcément, cette couverture et son autrice m’ont tout de suite appelées.

Une nouvelle petite série d’enquête chez Nathan dans la collection « Etoile filante », une collection pour les enfants à partir de 7 ans qui peuvent lire en totale autonomie.

L’autrice nous plonge immédiatement dans le bain de l’Islande avec ses paysages mystérieux et sa nature grandiose.

Alors que Lif va retrouver son meilleur ami Oddi, il lui explique avec une grande inquiétude que son frère a disparu durant la nuit et que la peinture d’une guerrière viking qui trônait au dessus de son lit a disparu elle aussi.

Avec l’aide de Ashday, un inspecteur américain, ils vont partir sur les traces de Mark.

Une petite enquête qui tiendra vos enfants en haleine et leur fera découvrir un beau pays ainsi que ses légendes.

PS adultes: pour mon départ en voyage, j’ai lu « Miss Islande » de Udur Ava Olafsdottir, je vous recommande la lecture d’un des ses romans si ce n’est pas déjà fait.

Krista Gerardsdottir/ Sébastien Pelon
Nathan, Etoile filante, 80 pages, Juin 2025
8,50€

C’est pas juste! Petits tracas, grandes questions? Toutes les solutions!

Je viens de retomber sur ce petit docu qu’on m’avait donné il y a quelques années. Il n’est pas très récent mais il est toujours édité et regroupe un bon nombre de sujets à propos pour bien réussir sa rentrée.

Les injustices sont classées par les lieux de vie des ados: la maison et l’école; puis, le guide invite à s’ouvrir aux relations aux autres et aussi à parler des différences dans le monde.
Des astuces pour « négocier » avec les parents, bien s’intégrer à l’école. Des tests, des questionnements sur le monde qui les entoure.

Le titre est bien choisi, c’est une phrase qui revient comme un refrain dans la bouche de nos pré-ados et adolescents, je l’entends au moins une fois par jour à la maison et ça commence plus tôt que ce qu’on pouvait imaginer!

Non, la vie n’est pas toujours juste, mais si on arrive à ne pas se comparer en permanence et qu’on positive sur les chances dont on dispose alors la vie sera plus rose.

Gérard Dhôtel/ Sophie Bouxom
La Martinière Jeunesse, collection Bulle d’Air, 79 pages, 2014
9,95€

Virtual Baby

Un roman sélectionné par ma fille de 11 ans, je dois dire que je n’aurai jamais choisi ce titre mais rassurée par la maison d’édition, j’ai accepté ce choix.
Et elle l’a dévoré! Forcément, ai-je pensé; les influenceurs, c’est exactement les sujets qui intéressent des filles de 6ème; mais c’était juger un peu rapidement…

L’autrice nous prévient en préambule, certains sujets pourront heurter.

Immédiatement dans le bain, on constate que les parents ont mis en scène la naissance de leur fille Jade sur les réseaux sociaux. 15 ans après, Jade nous parle au travers de son journal intime, elle s’adresse à Keisha.

Les réseaux sociaux, c’est une histoire de famille; les parents se sont servis de leur fille à des fins commerciales durant toute son enfance et son adolescence. Jusqu’au trop plein. Jade veut repartir à zéro, incognito dans un lycée de la Ciotat, loin de sa vie bling bling à Dubaï.

Elle s’installe seule et change même son prénom pour celui de Lorie. Dans ce nouvel endroit elle essaie de se reconstruire mais les souvenirs médiatisés du passé reviennent sans cesse et sa vie passée va la rattraper malgré elle.

On aborde des sujets difficiles dans ce livre, comme l’emprise toxique d’un parent sur son enfant ou encore l’automutilation et même le suicide; mais il ne faut pas avoir peur.

Ce récit aide aussi à réaliser qu’il y a un envers du décors et des conséquences graves à cette exposition permanente de nos vies. Je suis très contente d’avoir fait confiance à ma fille (et Didier Jeunesse) pour cette lecture.

Je pense que vos enfants vont s’attacher à Jade/ Lorie et lire très rapidement les 256 pages pour voir comment elle va s’en sortir.

Emmanuelle Rey/ Djohr
Roman, Didier Jeunesse, 256 pages, Avril 2025
16,90€

Poisson fesse

Ah la rentrée scolaire ! Toujours un peu le stress en France que de retourner à l’école pour les enfants : nouvelle classe, nouveaux amis… mais aussi nouveaux ennemis et nouvelles remarques désobligeantes sur leur coupe de cheveux, leur façon de s’habiller, leur acné, leurs petites habitudes… Franchement, je suis toujours effarée de la méchanceté des enfants dès le plus jeune âge (et particulièrement en France, je dois dire).

Bref, j’ai trouvé que Poisson Fesse était l’album parfait pour la rentrée.

Je dois dire que les couleurs flashy et le titre m’ont tout de suite interpelée dans la librairie.

Poisson fesse, comme on peut l’imaginer, est l’histoire d’un poisson pas tout à fait comme les autres, puisqu’il a une tête de fesse. Et bien évidemment la mer entière se moque de lui.

Il part donc dans les abysses pour voir ce qu’il en est là-bas. Il y trouve toute sorte de poissons tout aussi bizarres que lui. Au plus profond, il finit par rencontrer un poisson tome de Savoie, du nom de Steven. Malgré son physique « plutôt moche », Poisson fesse s’amuse comme un fou avec Steven. Finalement, Steven est original, presque beau…

Ce voyage initiatique lui permet de s’accepter tel qu’il est, de se faire de nouveaux amis, et de comprendre que la différence peut être une belle force (soyons honnêtes, les pêcheurs qui attrapent des poissons fromage et des poissons fesses qui font des prouts avec leur bouche les relâchent bien vite !)

Et quand un habitant des mers trouve qu’il a une tête de coeur, tout va mieux !

Poisson fesse est vraiment un super album pour parler de la difference et de l’image de soi aux plus jeunes. Les textes sont drôles et les illustrations de Magali Le Huche pleines de malice ! Un bien joli duo, pour un livre jeunesse extrêmement réussi qui décomplexera je l’espère de nombreux enfants !

À partir de 4 ans.

Poisson fesse
Pauline Pinson / Magali Le Huche
Album, 40 pages, Les fourmis rouges, 2024
14,90 €

Des bleus au cartable

Ce livre est une recommandation de l’un de mes nièces, lorsque je suis tombée dessus au salon l’année dernière, je n’ai pas hésité.

Encore une couverture de Sébastien Pelon, quel amusant hasard! J’ai l’esprit assez graphique en ce moment, ça fait 3 livres que je présente illustré par ce talentueux artiste.

A tour de rôle, 3 enfants racontent leurs points de vue sur la rentrée au collège, avec des dates, comme un journal intime écrit à 3 mains:

Zélie, veut être hyper cool, « populaire » comme on dit maintenant et elle sait que les premiers jours au collège sont décisifs.

Lana a une Maman qui se coupe en 4 pour joindre les deux bouts. C’est une bonne élève, elle est vulnérable.

Ralph est très gâté par des parents absents. Lana a été témoin d’une situation qu’il veut absolument garder secrète.

Pour que Lana garde le silence, il va utiliser l’attaque. Sans cesse, il va agresser Lana, se moquer d’elle devant les autres, l’humilier. Dès le premier jour, Lana devient le bouc émissaire de Ralph et Zélie un témoin silencieux.

Lana est rapidement isolée par les autres, personne n’ose prendre sa défense. On comprend très aisément le rôle négatif et complice du témoin passif. Ils permettent à Ralph de continuer crescendo son harcèlement.

Je trouve très intelligent que chaque enfant décrive ses sentiments et l’évolution de ces derniers en fonction des situations. Ils aident à mettre des mots sur ce qu’on peut ressentir.

Ce genre de lecture aide les enfants à se mettre tour à tour dans la position de chacun, à se rendre compte de ce qui se passe dans la tête de chaque enfant, ses réactions, comprendre pourquoi quand on est la cible il est difficile de s’en sortir seul et du coup, l’importance du rôle de chacun dans une situation de harcèlement.

Enfin bref, sans doute pas idiot de faire lire une livre sur la harcèlement scolaire à vos enfants pour rappeler quelques fondamentaux de la bienveillance avant la rentrée.

Pour les plus petits, je vous invite à re-découvrir mon article sur l’album pour les enfants à partir de 6 ans « Le jour où je suis devenue plus méchante que le loup » que j’avais présenté l’été dernier.

Muriel Zürcher/ Sébastien Pelon
Didier Jeunesse, Collection Mon marque-page, Broché, 192 pages, 2020
13,50€

Première publication de l’article en Aout 2022

Jeux de classes

Pour cette rentrée, nous avons pensé que ce serait une bonne idée de faire réfléchir nos enfants sur des thèmes citoyens comme l’égalité, la solidarité ou le partage pour les plus petits.

Je me fais souvent la remarque que mes enfants sont très privilégiés et que, comme ce sont des enfants comme tous les enfants, ils ne s’en rendent pas forcément compte.

Et l’école, c’est le premier terrain de jeux pour réaliser que nous n’avons pas tous les mêmes chances. Les raisons peuvent être très diverses et j’ai bien aimé ce livre qui parle de 5 enfants aux profils très différents qui sont amis mais ne réalisent pas toujours que leur quotidien à la maison est différent de celui des autres.

« Jeux de classes », je trouve le titre de cette BD très bien choisi; il a été inspiré du livre d’un économiste français, Thomas Pikkety, je ne l’ai pas lu mais apparemment c’est un livre qui vise à réfléchir sur le concept de l’égalité (ou des inégalités, chacun son point de vue).

Les situations évoquées sont tres concrètes pour les enfants. Se rendre compte qu »un copain vit dans un petit appart avec son grand-père malade, c’est pas évident. Des parents qui s’engueulent non stop, c’est pas évident. Ne pas pouvoir s’acheter les dernières baskets à la mode, c’est pas évident d’expliquer aux copains pourquoi. Ne pas pouvoir être aider pour les devoirs à la maison peut représenter une difficulté supplémentaire dans l’apprentissage. Le discours tenu sur « l’égalité des chances » est-il réaliste?

Le projet pédagogique solidaire mené par les maitresses sera la fil rouge qui nous permettra de rentrer dans le foyer de chacun des enfants et de découvrir leurs vies, somme toute, très différentes les unes des autres. Je trouve particulièrement intéressante la situation dans le foyer de Alba et Olympe qui sont soeurs et très privilégiées mais qui ne prennent pas les choses de la même façon. On peut aussi noter des percreptions différentes dans un même environnement.

J’avais hésité avec « le racisme expliqué à ma fille » qui est dans la même collection de BD inspiré d’essais bien connus, en l’occurence de Tahar Ben Jelloun, surement à se procurer aussi!

L’éditeur recommande à partir de 12 ans probablement parce qu’il s’agit d’une classe de 5ème, il me semble pourtant très abordable pour un enfant en fin de primaire surtout avec les précisions apportées par le glossaire et les questions/ réponses de la fin.

Julie Scheibling/ Quentin Vijoux
Seuil Jeunesse BD, BD, 144 pages, Mars 2025
13,50€

C’est à moi !

Nous profitons de la rentrée pour parler du difficile apprentissage du partage. Mes enfants, malgré leur grand âge, ont toujours du mal à partager leurs affaires, voire leurs plats préférés. Il n’est dont jamais assez tôt (ni trop tard) pour une petite picouze de rappel.

Dès les premières pages, les jeunes lecteurs reconnaîtront ce travers bien connu de vouloir s’approprier un objet coûte que coûte.

Fiber est un petit Castor qui s’ennuie. Le castor qu’il croise ne veut pas jouer avec lui, trop occupé à construire un barrage. Quand Fiber trouve un rondin, il se dit qu’il pourrait lui aussi en faire un. Évidemment, les deux castors se le disputent, jusqu’à s’endormir.

Le lendemain leur apportera une belle surprise et leur fera comprendre que partager, c’est finalement bien mieux !

Le texte est court et rythmé et fonctionne bien pour une lecture à voix haute. Les dessins dans les tons marron sont simples et adorables, et viennent souligner l’humour de la situation, tout en illustrant parfaitement la tension qui peut naître autour de la possession d’un objet désiré.

Aveline Ruel aborde une thématique universelle : apprendre à prêter, partager, et surtout, réussit à faire comprendre aux enfants, sans faire la morale, que partager peut être finalement plus amusant que de garder quelque chose pour soi. Je ne compte d’ailleurs pas le nombre de fois où mes enfants gardent des trucs pour eux, juste pour faire enrager l’autre.

C’est à moi est un excellent livre pour initier le dialogue autour du partage.

À partir de 3 ans.

C’est à moi !
Adeline Ruel
Album, 46 pages, D’eux, 2019
14,00 €