Toujours en voyage en Toscane, je suis allée à Lucques et je n’ai pas pu m’empêcher d’aller faire un tour dans la jolie librairie « Pensieri belli » qui offrait une très grande sélection de livres jeunesse, dont beaucoup traduits du français, ça fait plaisir de vos que nos artistes sont autant représentés.
La libraire m’a conseillé deux livres en Italien, d’auteurs, illustrateurs de renoms que je vais vous présenter ce mois-ci.
Le premier c’est celui-ci dont les matous blancs m’ont bien plu. On a pas besoin de connaitre l’italien pour comprendre: le grand et le petit. C’est toute la thématique assez simple de ce livre pour apprendre aux enfants à reconnaitre et retenir « le grand » et « le petit »: la répétition, qui fonctionne très bien.
Ça m’a un peu fait penser à boucle d’or, avec Papa Ours, Maman Ours et bébé Ours, vous voyez de quoi je parle? L’un mange dans une grande gamelle, l’autre dans une petite, l’un joue avec une grosse pelote de laine, l’autre avec une petite; l’un s’étire sur un grand tapis, l’autre sur un petit…jusqu’à ce que Petit chat parte à la poursuite d’un petit lézard et monte au sommet d’un grand arbre. Il s’y amuse tellement qu’il ne se rend pas compte que la nuit est tombée, il miaule au secours et Grand chat vient le secourir. Ils finissent pas passer la nuit blottis l’un contre l’autre, dans le grand panier.
C’est tellement beau l’italien et les petits, même si vous leur racontez une histoire dans une autre langue, surtout une où les mots se répètent, ils adhèrent, c’est ça la magie de la lecture, elle traverse les pays.
J’aime beaucoup les illustrations très graphiques et colorées de Silvia Borando. Elle a édité quelques livres en Français que vous trouverez chez Little Urban.
Silvia Borando Minibombo, Album, 52 pages, 2017 13,90€
Cet été, j’ai eu la chance de partir visiter une pays magnifique, que je connais très mal: l’Italie, pourtant si proche de la France. Un pays où tout est beau et romantique, un pays qui se prête à la contemplation de la beauté et des Arts. J’aimerai pouvoir y aller souvent, continuer de l’arpenter avec ma famille, mais avec cette situation, il va falloir rêver un peu plus, à défaut de pouvoir voyager.
Donc, ce mois-ci, nous avons décidé de vous faire rêver avec les mots bien sur et aussi avec un génie aux multiples talents: Léonard de Vinci. Ca faisait très longtemps que nous n’avions pas abordé l’Art et tous les chemins de ces derniers mois m’ont menés à Léonard de Vinci alors je vous y emmène avec moi.
Une illustration amusante dans les rues de Vinci
En Toscane, il y a un petit village, à 30 km de Florence, en haut d’une colline qui s’appelle Vinci, il est devenu bien touristique depuis que ce fils de notaire est devenu l’un des noms les plus fameux au monde.
Le père de Léonard l’emmène à Florence, où il devient l’apprenti de Verrocchio, et, vous le savez sans doute, il va finir sa vie à Amboise, sous la protection de François 1er.
Dans ce premier livre du mois, un album grand format, plusieurs illustrateurs vont vous présenter les ateliers de différents artistes. Nous avions déjà parlé des ateliers des artistes suite à une exposition à Paris en 2018, « Le Musée en herbe« . Personnellement, je trouve fascinant de savoir dans quel environnement les artistes travaillent, vivent et dorment même parfois. C’est un peu comme les coulisses du théâtre. Je raffole de toutes ces anecdotes que nous donne souvent les professeurs d’ Histoire de l’Art, je pense notamment à celle de mes enfants, Sophie Chemin qui leur offre la possibilité de découvrir les artistes et de faire un travail à leur manière au cours d’un atelier. Vous pouvez découvrir ce qu’elle propose par ici, en plus, en ce moment avec le Covid, elle offre des cours vidéos, donc on peut en profiter de l’Europe entière! (attention au décalage horaire tout de même).
Le premier qui est présenté est Léonard de Vinci, illustré par Stéphane Kiehl. Pour chaque artiste évoqué, un bref résumé de sa vie et de son oeuvre sur une double page sur laquelle il est représenté en train de travailler dans une palette de couleurs qui lui ressemble. Sur la seconde double page, quelques mots sur son atelier, une oeuvre choisie, une technique qui lui est propre, une palette de couleurs et un courant artistique.
J’aime beaucoup, les choix qui ont été fait dans cet album: J’aime un peu Warhol dont je fais toutes les expositions où que j’aille, c’est une oeuvre très accessible je trouve. J’aime beaucoup Fragonnard que m’avait fait découvrir ma professeur de Lettres aussi passionnée d’Histoire de l’Art qui nous emmenait au Louvre pour nous parler des Fêtes Galantes. J’ai retrouvé bien plus tard une reproduction de « Les hasards heureux de l’escarpolette » chez ma belle-mère puis encore plus tard, l’original à la « Wallace Collection », maison-musée (une de mes incontournables à Londres) avec une petite paire de Manolo Blahnik en Juin 2019. J’aime à la folie Fridha Kahlo, dont j’ai découvert la terrible souffrance en cours d’espagnol au collège. Son histoire d’amour incroyable avec un autre artiste mexicain Pablo Neruda. Je me suis promis de lire une biographie cet été suite au Post Instagram de @leslecturesde_marie, je reçois mon livre cette semaine. J’aime passionnément Matisse pour l’utilisation de ces couleurs primaires qui donnent des toiles joyeuses mais aussi Monet pour sa palette unique qui a fait de ses nymphéas des toiles éternelles, indémodables.
Qui allez-vous nous présentez dans un deuxième livre? Voulez-vous des idées?
Camille Gautier/ Laura Ancona, Thomas Baas, Jeanne Detallante, Stéphane Kiehl, Jean-François Martin, Christophe Merlin, Sébastien Plassard, Lili Scratchy, Lisa Zordan Actes Sud Junior, Grand Album, 56 pages, Novembre 2019 16€
Lors de mon pèlerinage annuel chez Aladin, ma librairie jeunesse fétiche à Nantes, j’ai demandé conseil pour une BD pour mon aîné de 9 ans.
Elle m’a tout de suite conseillé Le temps des mitaines, dont j’avais déjà entendu parler mais que je n’avais jamais eu l’occasion de feuilleter. Aussitôt dit, aussitôt fait : l’histoire me plait, les dessins me plaisent. Hop, le Tome 1 est dans le sac, histoire de voir si mon fils accroche. En plein dans le mille ! Il a a-do-ré.
Arthur vient d’emménager dans le village des Mitaines. Contrairement à la majorité des enfants de son âge, il ne sait pas encore quel est sont pouvoir magique, et le vit plutôt mal. Il se fait malgré tout un petit groupe d’amis rapidement : l’amusante Pélagie la souris, l’intrigante Kitsu la renarde, le génie Gonzague l’escargot et son fidèle compagnon Willo le ver luisant.
Quand des élèves de l’école commencent à disparaitre mystérieusement, la petite bande décide de mener l’enquête.
L’histoire et l’enquête sont bien ficelées et on s’attache vite aux personnages, tous différents et bien campés. Un chapitre est d’ailleurs attribué à chacun d’entre eux, ce qui permet au lecteur de faire plus ample connaissance.
Les dessins d’Anne Montel sont frais et doux et les couleurs sont gaies. Je trouve que la nouvelle couverture des éditions Dargaud est beaucoup moins attrayante que celle de l’édition chez Didier Jeunesse BD précédente et pourrait dissuader à l’achat car elle est un peu noire.
En tous les cas, suspense, mystère, amitié, courage, premiers amours, beaucoup d’humour et une pointe de fantastique et de frissons sont au rendez-vous dans cette BD jeunesse pleine de fantaisie. Gros coup de coeur !
Pour info, cette BD faisait partie de la sélection Jeunesse du festival d’Angoulême en 2015.
A partir de 8 ans.
Le temps des mitaines – T.1 – La peau de l’ours Loïc Clément / Anne Montel 128 pages, Dargaud, 2020 (précédemment édité chez Didier Jeunesse BD en 2014) 16,00 €
Cet été, je suis enfin allée faire un tour à la « librairie du Québec » de Paris. J’avais été tellement déçue de ne pas trouver les représentants du Québec au salon du livre de l’année dernière que je voulais absolument aller visiter cette librairie qui représente pas mal de maisons d’éditions québécoises que nous affectionnons, comme La Pastèque, les 400 coups, ou encore Fonfon.
Ici, je vous présente ce roman graphique qui m’a été suggéré par la libraire pour mon fils de 9 ans. Un polar pour enfants qui a gagné de très nombreux prix dont le prix des Incorruptibles dans la catégorie CE2/ CM1; il a été traduit dans plusieurs langues.
J’aime bien ces illustrations qui utilisent une palette réduite de noir, gris, ocre et brique, je trouve cela très original et du coup très graphique.
Pour ce qui est de l’histoire, elle se déroule à l’école, la cloche a sonné, c’est l’heure du déjeuner, Marin ouvre sa boîte à lunch et là…plus de sandwich ! Et ce sandwich là, il est très special, Marin le reconnaitrait parmi cent autres, mais ce jour là, à la cafeteria, aucun enfant n’a le sandwich de Marin.
Dans son cahier « Canada », Marin va dresser une liste de suspects pour commencer son enquête.
Mardi, deuxième sandwich de la semaine et…, malgré le piège tendu, nouvelle disparition ! Cette fois c’est du sérieux. Le stratagème mis au point par Marin et ses parents lui permettra le vendredi de découvrir qui volait les sandwichs, mais je ne vous révèle rien, il faudra lire le livre pour le découvrir.
Mon fils et ses amis ont trouvé cette enquête très drôle, je remercie la jeune fille qui m’a conseillé ce livre qui a trouvé sa place dans notre bibliothèque.
Je découvre qu’il fait partie d’une série « La classe de Madame Tzatziki », qui est effectivement le nom de la maitresse, dont le deuxième tome vient de sortir, toujours le même auteur, mais pas le même illustrateur : « L’alerte au feu« .
André Marois / Patrick Doyon La Pastèque, Roman graphique, Format souple, 168 pages, Novembre 2014 15€
Voilà un tout-carton parfait pour fêter l’automne ! Direction la forêt avec Loulou, un petit loup detective trop mignon.
Loulou a trouvé un tas de coquilles vides. Mais qui peut bien avoir mangé tout ça ? A l’enfant de l’accompagner pour l’aider à trouver le coupable.
Un nouvel indice (en relief et lisse) est dévoilé à chaque double page : empreintes, nid, reste de repas, queue en panache…
L’enfant fait des hypothèses au fur et à mesure des pages finit donc par découvrir que c’est l’écureuil le coupable. La dernière double page donne 4 informations supplémentaires à son sujet.
L’album, tout en carton, est hyper résistant. Les pages sont très épaisses, mattes, avec des indices en reliefs brillants, que les enfants n’auront de cesse de toucher.
Une belle découverte avec ce livre aux couleurs d’automne, beau et intelligent qui change un peu des éternels imagiers. Le format enquête est hyper ludique et le petit lecteur adorera toucher les parties lisses et brillantes du bout des doigts !
A partir de 2 ans.
D’autres livres sont disponibles dans cette collection : pour les voir, c’est par là.
Qui a grignoté toutes ces noisettes – Une enquête de Loulou Géraldine Cosneau Album tout carton en relief, Editions Amaterra, Août 2020 12,90 €
Le loup, un grand succès chez les petits, j’ai, à la maison, pas mal d’albums souples de ce personnage emblématique des 3-5 ans qu’on reconnait immédiatement sur les couvertures à carrés colorés. Ces livres sont traduits dans toutes les langues!
Ils commencent toujours par « Il était une fois un loup » et cette fois-ci Loup n’est pas emballé à l’idée d’aller au musée, mais pour faire plaisir à sa fiancée, il accepte tout de même l’invitation. Selon lui, les musées sont ennuyeux, mais cette fois-ci, dans un lieu imaginaire qui regrouperait toutes les plus belles oeuvres du monde, il se passe quelque chose d’intéressant.
L’alarme se déclenche et le gardien Barnabé détale comme un rat pour voir ce qui s’est passé : un masque tibétain (du musée des Arts primitifs ??) a disparu ! Loup va mener l’enquête et retrouver le voleur; en même temps les enfants découvriront plein d’oeuvres classiques renommées avec humour par l’auteure.
Il existe aussi un petit jeu de société si votre enfant est vraiment fan du loup. Ma fille avait adoré « Le loup qui voulait changer de couleur » et « Le loup qui cherchait une amoureuse »
Orianne Lallemand/ Eléonore Thuillier Auzou, Mes grands Albums, Album souple, 32 pages, 2015 5,95€
Un étrange rocher retient l’attention d’une bande de copains sur la plage de Chiche-sur-Capon. Chacun des enfants présents va donner son interprétation à la présence de ce rocher sur la plage. Ils ont tous beaucoup d’imagination et elle est parfois un peu délirante.
C’est une tortue marine qui s’est transformé en pierre pour se protéger du requin pince ou encore une sculpture, les enfants et l’auteur sont très créatifs, j’ai bien aimé toutes les hypothèses et l’invitation à chaque enfant d’envoyer la sienne chez l’éditeur.
Au cours des différentes suppositions, les enfants vont soulever des questions existentielles sur l’Art, la Création, la mythologie, l’écologie, la Science.
C’est un album pour les grands, à partir de 6 ans et pas avant ou alors avec pas mal d’explications donner!!! C’est sympa, les albums pour les grands, ça nous donne des excuses pour encore leur lire des livres…et celui-ci est assez différent des autres avec ses illustrations très travaillées en Noir et Blanc, puis la couleur par dessus. Les textes, pleins d’humour, de références diverses et variées: c’est un album intelligent qui plaira, je le pense aussi aux parents.
Il existe deux autres enquêtes d’André Bouchard chez le même éditeur.
André Bouchard Seuil Jeunesse, Album, 40 pages, Juin 2020 13,50€
Le coup de coeur de l’été dernier de ma fille de 6 ans, elle a lu toute la série, c’était son cadeau de fin d’année, la petite chanceuse!
Ce sont 3 frères et soeurs qui vivent dans le Grand Hôtel où leur Papa travaille comme cuisinier et il s’y passe toujours des choses incroyables.
Les TIP pour Théo, Inès et Pétronille et Top, c’est leur gros matou.
Dans cet épisode, une vente aux enchères a lieu au Grand Hôtel ; parmi les objets exceptionnels se trouve un oeuf fossilisé de dinosaure. C’est une vente extraordinaire et les acheteurs des trois plus grands musées du monde se trouvent dans la salle des ventes. C’est Ivo Tovi, de Rome qui achète l’oeuf pour deux millions d’euros. Sauf que le lendemain, lorsqu’on soulève le drap qui couvrait la vitrine, on s’aperçoit avec stupéfaction que l’oeuf a été remplacé par un oeuf en chocolat chapeauté.
Une nouvelle mission pour les Tip-Top! Les enfants espions partent à la recherche du coupable. Le suspens ne dure pas très longtemps puisque le livre fait une quarantaine de page mais c’est apparement parfait pour retenir l’attention d’un enfant de 6 ans.
J’aime beaucoup cette collection chez Hatier, les enfants ont aussi beaucoup lu de « Ma première mythologie », il y a 3 niveaux différents qui vont de « je commence à lire seul » jusqu’à « je suis fier de lire tout seul ».
Christine Palluy / Cyrielle Editions Hatier, Premières lectures, niveau 3 48 pages, Avril 2019 5,20€
Dahl… Roald ? Non ! Sophie ! Je ne pouvais passer à côté du premier album jeunesse tant attendu de la petite fille de Roald Dahl, l’auteur adoré de mon enfance ! Et j’en suis ravie.
Malgré ses presque 10 ans, mon fils aime toujours autant que je lui lise une petite histoire le soir. Malheureusement, les albums jeunesse deviennent un peu « simples » pour lui et il est rare que je trouve des albums qui l’intéressent encore à son âge.
Madame Badobedah fait partie de ces « albums pour les grands » : plus de textes plus de pages ET de belles et grandes illustrations. L’histoire est un brin loufoque, mais drôle et bien amenée.
Une cliente plus que singulière débarque à l’Hôtel de la Sirène : une vieille dame aux cheveux et aux lèvres rouges, voyageant avec 23 valises, deux chiens, deux chats et une une tortue.
Mabel, dont les parents possèdent l’hôtel, la trouve on ne peut plus suspecte. Qui est donc cette Madame Badoubeda, qui n’a pas prévu de quitter l’hôtel de si tôt et qui ne reçoit jamais personne ? Mabel décide de mener l’enquête. C’est forcément une criminelle qui se cache de la police !
Mais quand Madame Badoubeda l’invite pour le thé dans sa chambre, Mabel se rend compte que ses premières impressions étaient fausses.
La petite fille et la vieille dame vont devenir de plus en plus complices et se lier d’amitié.
Un grand coup de coeur pour ce premier album jeunesse de Sophie Dahl.
Les illustrations à la peinture de Lauren O’hara sont charmantes : colorées, chiques et mystérieuses, classiques et modernes à la fois, comme l’histoire d’ailleurs.
Un bien agréable histoire du soir pour les petits et les grands !
Sarah fait sans cesse le meme rêve étrange : ses deux soeurs et elle flottent dans une forêt. Des méduses les guident jusqu’à la chambre de leur mère, dans un palais de verre… Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire ? Sarah, l’ainée plutôt autoritaire des soeurs Grémillet mettra tout en oeuvre pour percer le mystère.
Ses deux cadettes, Cassiopée, souvent dans ses rêves de princes charmant et Lucille, qui passe le plus clair de son temps avec son chat seront là pour lui prêter main forte, malgré leurs disputes fréquentes.
Quand elles trouvent dans le grenier une photo de leur mère enceinte, près de l’arbre du rêve de Sarah, elles décident d’en savoir plus sur la jeunesse de leur mère, dont elle ne veut jamais parler. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise.
Alessandro Barbucci a su créer un magnifique univers avec son rendu de la ville, des intérieurs et de la végétation luxuriante du jardin botanique. Les couleurs douces sont apaisantes et réconfortantes.
Une histoire familiale moderne et touchante qui, derrière la mise au grand jour d’un secret du passé, célèbre l’amour d’une maman pour ses enfants.
Je m’attendais à un mystère un peu plus fantastique mais j’ai beaucoup aimé cette histoire, qui traite d’un sujet peu abordé en BD ou en littérature jeunesse. Le premier tome, plutôt centré sur Sarah, laisse à penser que les prochains s’attacheront chacun leur tour à Cassiopée et à Lucille. A suivre !
A partir de 8 ans.
Les soeurs Grémillet – T01 – Le rêve de Sarah Di Gregorio / Alessandro Barbucci Dupuis, Juin 2020 13,95 €