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L’atelier des sorciers – T1


Depuis que mon fils a découvert les mangas avec Dragon Ball et Naruto, il est fan. Personnellement, je n’en avais jamais lu jusqu’à l’Atelier des sorciers, histoire de vous le présenter. J’ai même dû m’assurer que je lisais les cases et les bulles dans le bon ordre… Mais je dois dire que j’ai été plutôt séduite par cet ouvrage !

Coco vit avec sa maman dans un petit village. Elle a toujours été fascinée par la magie. Mais seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et leurs pouvoirs apparaissent dès la naissance. Quand un sorcier du nom de Kieffrey arrive au village, Coco l’espionne malgré son interdiction alors qu’il utilise la magie, et se rend compte de la vraie nature de la magie : on ne jette pas des sorts, on les dessine !

Et si le livre et la baguette magique qu’elle avait achetés enfants étaient des vrais ? En cachette, elle décide d’essayer de dessiner des sorts, mais l’issue sera tragique. Kieffrey décidera de la prendre sous son aile et de la former. Une autre jeune fille ne le verra pas de cet oeil là et lui mettra des batons dans les roues.


La lecture est plutôt sympathique. On s’attache rapidement aux différents personnages et l’histoire est bien ficelée. Bref, on a très envie de savoir la suite.

Les dessins sont très aboutis, et en particulier les paysages.

Pour feuilleter les premières pages de ce manga, c’est par ici et pour avoir un rapide aperçu c’est en dessous !

L’Atelier des sorciers
Kamome Shirahama
Manga, Pika, 2
018
9,99 €

Emma à Tokyo

Ca fait un moment que j’ai acheté ce bel album mais j’attendais la parfaite occasion pour vous le présenter. Celle d’un thème sur un pays, que je ne connais toujours pas, le Japon.

J’avais choisi cet album car j’aimais beaucoup les illustrations insérées dans des images, j’ai trouvé que c’était très original de collaborer ainsi sur un album. Les enfants à l’époque avaient eux aussi très vite accroché avec cette couverture. Très curieux de découvrir un nouveau pays.

Emma a voyagé de New York à Paris, elle est passée par Rome. Souhaitant rentrer à New-York, alors qu’elle voyage en montgolfière, un ouragan se lève et Emma atterrit dans un pays inconnu. Le tour de Montgolfière a visiblement été long…puisque Emma arrive au Japon.

Emma est perdue et elle va rencontrer de nombreux personnages qui vont la guider dans Tokyo. Madame Maneki-Neko, une chatte avec ses petits, mais aussi des yokai qui viennent lui demander de l’aide pendant la nuit.
Pour que les yokai retrouvent la paix, elle doit retrouver ces objets cassés et abandonnés et les réparer. Afin d’aider ses nouveaux amis, elle part à la découverte d’endroits typiques de Tokyo.

Pour la remercier de sa précieuse aide, les yokai vont indiquer à Emma comment elle pourra rentrer chez elle. Le lendemain matin c’est la fête des enfants à Tokyo, chacun a accroché des carpes volantes devant sa maison. La carpe est le symbole de la force.
Alors qu’elle se baigne dans un onsen, Emma trouve la solution pour rentrer à New York.

C’est un album qui combine beaucoup de chose selon moi.
Une jolie histoire qui nous permet de découvrir en photos la ville de Tokyo, avec un récit bien pensé qui nous emmène dans des endroits clefs de la ville, on ajoute quelques mots facile en japonais, et quelques amis à aider et le tour est joué. Coup de coeur assuré pour les petits.

Cette année, Emma, nous emmène à Londres, on ne peut que craquer de ce côté de la Manche, j’ai hâte de le voir, même si il sera une moins grande découverte pour les enfants.

Claire Frossard/ photographies de Naohiro Ninomiya
Belin Jeunesse, Album, 2019
13,70€

Miyako de Tokyo

Miyako est une petite fille japonaise de 8 ans, qui va vous emmener découvrir sa ville et son pays.

Chaque double page traite un aspect du Japon :

La ville de Tokyo, ses quartiers,

sa maison et sa famille,

comment se passe ses journées à l’école,

Quelques sports nationaux, comme le Sumo et le Kendo, la nourriture (pas que les sushis, je vous rassure),

les fêtes traditionnelles (en particulier celles des enfants) et les vacances.

À la fin de l’album, vous pourrez trouver un petit lexique franco-japonais pour apprendre quelques phrases (et vous rendre compte de la difficulté des idéogrammes) et un petit glossaire hyper simple pour revoir quelques mots clés.

Les illustrations sont gaies et détaillées et reflètent bien ce pays entre tradition et modernité (j’ai l’impression d’entendre mon prof d’histoire quand j’écris ces lignes).

Pour se plonger encore plus dans l’album et se croire au japon, des pistes audio sont disponibles (à télécharger en MP3). Vous pouvez d’ailleurs les écouter ici.

Nous avons beaucoup apprécié cet album qui décrit la culture japonaise avec beaucoup de simplicité. le fait que tout soit raconté par cette petite fille a je pense beaucoup joué pour ma fille de 8 ans.

Cela lui a donné envie de découvrir d’autres pays et d’autres cultures.

D’autres titres sont d’ailleurs disponibles dans cette belle collection « Viens voir ma ville » et vous pourrez faire découvrir les villes suivants à vos enfants : Stockholm, Paris, New Dehli, Berlin, Londres, New York, Madrid, Rome et Pékin ! Paris est aussi disponible en version Anglaise.

A partir de 5 ans.

Miho Yamada/ Camille Garoche (aussi appelée Princesse Camcam)
Album, 40p, ABC Melody, 2018
14€

Chi, une vie de chat – T1

Voici une petite saga mignonette, classée au rayon des mangas, mais qui se lit à l’occidentale (comme une BD normale). Si vous avez aimé Le monde de Wan Wan, c’est un peu dans la même veine.

Chi est un chaton. Soudain égaré, il est recueilli par une gentille famille composée d’un couple et d’un petit garçon et essayera d’y trouver sa place. Car sa ce qu’il voudrait par dessus tout, c’est retrouver sa maman, et d’un autre cote, sa famille d’adoption n’a pas le droit d’héberger d’animaux dans son appartement.

L’album est divisé en dix histoires, appelées d’ailleurs « Chat pitres ».

Dans chaque épisode, nous assistons à un moment marquant de cette vie de chat qui zozote : première rencontre avec une voiture, avec un chien, découverte du lait, de la litière, des chaussons, de la nature…

Pas vraiment d’histoire, mais plutôt une multitude de petites tranches de vie de ce petit chat et de sa famille d’adoption, qui découvrent et apprennent comment vivre ensemble.

Humour, nombreuses bêtises, quiproquos, tendresse, douceur, ce manga saura plaire aux enfants, et peut-être même aux parents amateurs de chats ou de mignonneries japonaises.

A la fin de l’album, un petit marque page à découper.

24 tomes sont disponibles au format BD souple. Il existe aussi une édition en 12 tomes, plus petits (13 x 18 cm).

A partir de 5 ans.

Chi
Konami Kanata
BD souple 16,5 x 21,8 cm, 82 pages, Glénat, 2
010
9,99 €

Mystères à Tokyo

Après le Highlands, Londres et d’autres destinations, la classe de CM2 d’ Alex Moury a, cette fois-ci, la chance immense d’avoir gagné un voyage au Japon, et plus précisément à Tokyo.


Alors qu’ils se sont installés dans leur ryokan, Jasper, qui n’arrive pas à dormir, rencontre une créature à tête de dragon et vêtue d’un costume de samouraï; il repart se coucher sans en parler à ses camarades de peur qu’on se moque de lui.

Des dieux aux représentations étranges, de fausses bagarres de rue, un homme inquiétant qui suit la classe de CM2, un tatouage effrayant

Le maitre est accompagné de Farid, qui a l’air de bien connaitre la culture japonaise et Mélanie. Il y a un bon condensé culturel du Japon dans ce livre, Yoko, l’ancienne correspondante de Farid, fait visiter la ville aux enfants, nous parle de son pays et de ses traditions. Il y a même plutôt beaucoup d’informations à digérer

Un enquête sympathique qui entraine les enfants à la découverte du Japon en 7 chapitres, très illustrés; c’est facile à lire et assez entrainant. Vous n’avez pas besoin d’avoir lu les précédents pour apprécier celui-ci.

Alain Surget/ Louis Alloing
abc Melody, Melokids, Roman Cadet, 92 pages, février 2021
9€

The girl who drank the moon 🇬🇧/ La fille qui avait bu la lune ðŸ‡«ðŸ‡·

Chaque année, un bébé du Protectorat est abandonné dans la forêt pour détourner la colère d’une sorcière nommée Xan.
Mais Xan est une gentille sorcière et elle ne comprend pas pourquoi les habitants abandonnent chaque année un bébé. A chaque fois, elle prend soin du bébé, le nourrit de la lumière des étoiles et cherche des parents idéaux dans les « Free cities » pour l’adopter. Ces enfants sont les « Star Child ».

Mais cette année, la petite fille est différente, et Xan, une peu gâteuse la nourrit par erreur avec le clair de lune, elle est « enchantée ». Alors, il n’est plus possible de la confier aux humains et Xan, choisit d’élever Luna, bien que ses compagnons Glerk, le monstre poète des marécages et Fryan, le petit dragon essaient d’abord de l’en dissuader.

Mais tous vont tomber sous le charme de Luna dont les pouvoirs grandissent de jours en jours. Elle ne sait pas les maitriser et les pouvoirs de Xan qui vieillit, eux faiblissent, elle a énormément de mal à contrôler cette petite qui ne se rend pas compte de ce dont elle est capable.

Xan, qui perd la mémoire va revenir sur les pas de son passé pour trouver une solution qui permettra de mettre les pouvoirs de Luna en pause. Elle lui lance un sort qui va « bloquer » sa magie temporairement, ainsi, elle aura le temps de lui apprendre à la maitriser. Sauf que le sort ne fonctionne pas correctement et Luna, dès que Xan lui parle de magie, semble se mettre dans un état comateux. Et plus rien de ce qui concerne la magie ne semble pouvoir entrer dans le cerveau de Luna, tout comme Xan est dans l’incapacité de se souvenir de quoique ce soit qui relève de la tristesse.

La construction du récit est très originale:

A chaque fois, un chapitre avec les mots des villageois transis de peur en imaginant cette sorcière maléfique, dont il ne vient que tristesse et désolation.

Suivi de deux chapitres où l’on découvre Xan, la bienveillante, à l’opposé de ce que les humains peuvent imaginer sur elle.

Antain, un des novices du conseil du Protectorat ne comprend pas pourquoi la sorcière leur prend des enfants, il évite chaque année le moment où l’on doit arracher l’enfant des bras de sa mère pour le déposer là où la sorcière viendra le chercher. Il veut mettre fin à cette fatalité et part à la rencontre de la mère folle et maintenant emprisonné de cette petite fille qui avait une lune sur le front et qu’on a offert en sacrifice à la sorcière. Et il décide d’aller affronter la sorcière, de conjurer ce mauvais sort qui pèse sur le Protectorat.

Mais à l’approche de ses 12 ans, Luna va découvrir le mot et la signification de la Magie, le sort lancé par Xan, s’estompe pour entièrement disparaitre.

J’ai été, moi aussi, ensorcelée par l’univers crée par Kelly Barnhill, je ne voulais plus lâcher le roman. Les personnages sont tous très attachants, sauf deux, et on comprendra par la suite pourquoi, il faut se fier à son instinct. Les villageois vont-ils découvrir la vérité sur Xan, la mère va t’elle retrouver son enfant et comment Luna va se servir de sa magie? Je vous laisse découvrir ce qui va se passer. J’ai lu ce livre dans sa version originale, je l’ai trouvé très abordable pour les enfants même si l’enfant arraché aux mains de sa mère au début du récit peut-être une situation un peu « violente ».

Kelly Barnhill
Picadilly Press, Roman, 416 pages, 2017, £6.99
La fille qui avait bu la lune, Anne Carriere editions, 20€

Room on the broom ðŸ‡¬ðŸ‡§

Cette année, nous fêtons les 20 ans de « Room on the broom », pour l’occasion, une toute nouvelle couverture, un parfait cadeau d’Halloween, pour ceux qui n’ont pas encore ce bel album dans leur bibliothèque.

Comme à son habitude Julia Donaldson utilise les rimes et la répétition et je dois dire que ça fonctionne à merveille avec les petits. A la fin de l’album, sans savoir lire, ils sont capables de deviner les mots à venir.

Dans cet album, il s’agit d’une gentille sorcière, pas d’inquiétude pour les petits: ils n’auront pas peur de la sorcière.

Alors que la sorcière est en vadrouille sur son balai, elle perd son chapeau, c’est un chien qui le retrouve et demande si il y aurait une place pour lui sur le balai; peu après, c’est un petit noeud qui s’envole, et un oiseau qui le retrouve et demande à son tour si il pourrait, lui aussi faire un tour de balai et ainsi de suite.

Au bout de quelques pages, il n’y a plus beaucoup de place sur le balai de la sorcière qui a accueilli chaque animal avec gentillesse à chaque fois.

Un dragon se met à la pourchasser en crachant des flammes immenses, alors qu’elle est à terre et qu’il s’apprête à la dévorer, une horrible créature arrive à sa rescousse. Comment l’histoire va-t’elle se terminer? Toujours avec humour!

Traduit en français sous le titre « La sorcière dans les airs » chez Gallimard Jeunesse

Il existe aussi une version tout carton pour les tous petits qui finalement reprend exactement le même texte, mais le livre au même prix sera sans doute un peu moins fragile

Julia Donaldson/ Alex Scheffler
🇬🇧Pan Mcmillan, Parperback (format souple), 32 pages, £6.99
🇫🇷 Gallimard Jeunesse, Album, 13,50€

Sorceline – T01 Un jour, je serai fantasticologue !

Cette BD me faisait de l’oeil et quand elle a fait partie des albums sélectionnés pour les 48h de la BD, je me suis laissée tenter.

Sorceline arrive à l’île de Vorn pour étudier la cryptozoologie, la science des cryptes, les animaux mythiques et légendaires. Elle y a trouvé un stage chez un zoologie spécialiste des créatures fantastiques, le Pr. Balzar.

Elle y rencontre d’autres stagiaires de son âge (Mérode, Alcide, Tara, Willa et Arlène) et découvre que le meilleur d’entre eux sera choisi pour devenir l’assistant du célèbre zoologue. La compétition est désormais ouverte et Sorceline se fera d’emblée des amis et des rivaux.

Lors d’une sortie à la nuit tombée pour récupérer du sang de licorne destiné à soigner une gorgone à l’article de la mort, Tara, disparait.

Et le lendemain, c’est au tour d’Arlène de s’évaporer dans les mêmes circonstances. Les stagiaires vont mener l’enquête et Sorceline fera preuve de beaucoup de perspicacité et d’intuition. Serait-elle une jeune fille normale ? ou une cryptide ?

Les cases, peu nombreuses sont grandes et laissent énormément de place au dessin. Les bulles sont plutôt courtes, avec une typo très lisible. En revanche, j’ai été surprise par le vocabulaire « de djeuns » de Sorceline et de ses amis dès les premières pages. Mais en poursuivant la lecture, je me suis rendue compte qu’il n’était finalement pas si fréquent. Mais c’est plus fort que moi, je ne suis pas fan de ce language. Ca doit être mon côté vieux jeu. Je me rends compte aussi que nos enfants, en tant qu’expatriés, sont beaucoup moins exposés que ceux qui sont en fin de primaire ou en début de collège en France. Bref, du coup, est-ce vraiment pour les plus jeunes lecteurs ?

Une BD très sympa en tous cas, qui vous fera plonger dans un univers merveilleux, avec toutes sortes de créatures fantastiques.

Le Tome 1 se termine avec énormément de suspense et nous donne envie de lire le Tome 2 (4 tomes sont déjà parus)

A partir de 8 ans (voire plus en raison du langage)

Sorceline – T01 Un jour, je serai fantasticologue !
Sylvia Douyé / Paola Antista
Vents d’Ouest, 2018
10,95 €

Mrs Blackhat 🇬🇧

Mrs Blackhat voudrait que tout soit noir : elle a bien des bottes noires, des gants noirs, des cheveux noirs, une baguette noire, un balai noir, un corbeau noir, une chauve-souris noire, un crapaud noir et un rat noir. Mais son chat, lui, est roux.

Qu’à cela ne tienne, elle va le rendre noir ! Elle trouvera bien une solution sur le site de Shopalot !

Sortilèges, potions, hypnose, voodoo, charmes, prières, incantations, rien de marchera. Mais une surprise la sortira peut-être d’affaire… à moins que… Mais je ne vous en dis pas plus.

Un livre sympa pour les plus petits, parfait pour Halloween. Les ratés de la sorcière les fera rire, et les rimes donneront du rythme à l’histoire.

Mick Inkpen est plus particulièrement connu pour ses albums de Kipper le chien et Wibbly Pig, que les petits adorent, lisent et relisent.

Kipper's Monster : Inkpen, Mick: Amazon.fr: Livres
Amazon.fr - Everyone Hide From Wibbly Pig - Inkpen, Mick - Livres

À partir de 3 ans.

Mrs Blackhat
Chloë and Mick Inkpen
Album, 32 pages, Hodder children’s books, 2019
£ 6.99

Sacrées Sorcières

Quand j’étais petite, il n’y a fait pas autant de sorties de littérature jeunesse chaque année, il y avait quelques auteurs dont le fameux Roal Dahl. Et oui, en littérature jeunesse en France, on lisait ce merveilleux auteur anglais déjà traduit dans notre langue.

Personnellement, j’avais adoré « l’énorme crocodile » illustré par le partenaire d’une vie: Quentin Blake. 40 ans plus tard, mon fils dévore tous les Roald Dahl en anglais, ma fille est inspirée par le personnage de Matilda.
Ces livres sont intemporels, ils font toujours autant rêvé les enfants, pas démodés d’un poil. Quel plaisir de me remettre dedans, j’ai moi aussi du oublier de vieillir…

Alors, le challenge de Pénélope Bagieu, well, elle est courageuse cette jeune femme de s’attaquer à cette oeuvre de légende qu’est « The witches ». Une adaptation du roman, je ne demande qu’à être agréablement surprise.

Rapidement, je demande à mon fils de me ramener le livre de la bibliothèque, ouf, c’est en français, je vais le relire plus rapidement que si il m’avait apporté l’original.

« Ce livre n’est pas un contre de fées. Nous allons parler de vraies sorcières, qui vivent encore de nos jours. »
Et je m’aperçois que je me souviens parfaitement de ce livre, l’histoire me revient au fur et à mesure, j’avais du, moi aussi, m’assurer que les femmes qui m’entouraient n’avaient pas les attributs des sorcières. Portaient-elles des gants? se grattaient-elles la tête, avaient-elles les dents légèrement bleues..?

Alors qu’il part en vacances avec sa grand-mère convalescente à Bournemouth, un petit garçon (qui vient de perdre ses parents) bercé depuis l’enfance par les histoires de sorcières de cette dernière se retrouve face à un congrès de sorcières.
Elles sont toutes déguisées et se retrouvent sous l’appellation de la « Société royale de protection de l’enfance persécutée ». C’est tout de même ironique lorsque l’on découvre leur dessein.
La grandissime sorcière, ordonne à toutes ses « collaboratrices » d’éliminer tous les enfants, ni plus, ni moins.
Ensemble, elles cherchent la meilleure idée pour s’en débarrasser de la façon la plus efficace, sans éveiller les soupçons. Elles décident de les transformer en souris et les humains font le reste du travail en se débarrassant de leurs propres enfants.

La recette de la potion pour les bonbons à retardement est particulièrement truculente. Elle font immédiatement une démonstration sur un petit malpoli trop gourmand (dans la BD c’est une petite fille, tout à fait charmante). Après avoir longtemps observé les sorcières, caché derrière un paravent, elles ont finit par sentir sa présence et le petit garçon, s’est retrouvé, lui aussi à courir à 2cm d sol, transformé en souriceau.

Heureusement, il a gardé l’usage de la parole et réussit à rejoindre la chambre de sa grand-mère qui le reconnait immédiatement, il va falloir trouver une solution pour arrêter ces sorcières.

Donc, comme je le disais, la bande dessinée suit globalement le scénario de l’histoire originale. La grand-mère est beaucoup plus moderne dans la version de Pénélope Baguieu, avec ses cheveux violets, ses bijoux bling et ses tenues hautes en couleur, elle fait vraiment plaisir à voir et à entendre. En plus, elle adore son petit fils, qu’il soit humain ou souris, elle a vraiment tout pour plaire cette mamie!

Bruno, le petit garçon trop gourmand et malpoli qui servira d’exemple devient une jolie jeune fille qui est venue déguster quelques chocolats que ses parents lui refusent habituellement, et ils resteront amis jusqu’au bout du récit

Honnêtement, nice, super nice, légèrement remis au gout du jour, une vraie réussite cette BD, il faudra demander à Mamie de l’offrir en cadeau à Noel car le prix est très élevé. Tellement réussie qu’on l’a traduit en anglais (graphic novel, il est d’ailleurs deux fois moins cher). Félicitations Mademoiselle Bagieu pour ce très bel exploit, même si nous vous aimions déjà de ce côté de la Manche, vous avez su mettre de la couleur et de la modernité dans le récit.

Je voulais vous rajouter une petite ligne sur le musée Roald Dahl que nous sommes allés visiter le week-end dernier, mais malheureusement, aucune recommandation à vous faire, tellement j’ai été déçue. C’est sans interêt, si ce n’est la découverte d’une joli petit village anglais situé à 1h de Londres. Les enfants ont été eux aussi très déçus et nous n’avons pas appris grand chose sur l’auteur. Les ateliers proposés semblaient inanimés, c’était à l’opposé de la vie et du dynamisme de ses textes.

J’ai appris la semaine dernière que Netflix venait d’acheter tous les droits des oeuvres de Roald Dahl, l’acquisition la plus importante de son histoire, attendons-nous à voir une Sacrée Série!

Roald Dahl/ Quentin Blake
Roman, 224 pages, 1983
The witches, Penguin Random House, £10.99
Sacrées sorcières, Gallimard Jeunesse, Folio Junior, 8,90€

Roald Dahl/ Pénélope Bagieu
Sacrées sorcières, Gallimard Bande Dessinée, Roman Graphique, 304 pa
ges, 2020
23,90€